Bibliothèque de l’ISCC
20 rue Berbier-du-Mets, Paris 13e
Métro 7 « Les Gobelins »

Tél. : 01 58 52 17 29 ou 01 58 52 17 36
Mél. : bibliotheque.iscc-at-cnrs.fr ou celine.vaslin-at-cnrs.fr

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Bibliothèque

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Née de l’agrégation de plusieurs fonds, la bibliothèque de l’institut a pris véritablement forme grâce au don d’ouvrages de Jacques Perriault en 2014. La bibliothèque s’est enrichie en 2015 d’ouvrages provenant de la bibliothèque personnelle de François Caron (1931-2014), offerts par sa famille au Centre de recherche en histoire de l’innovation qu’il avait fondé.

Cet enrichissement des collections a conduit à un effort de modernisation par la création d’un catalogue informatisé, muni d’une interface de consultation publique, et par le classement des ouvrages selon la classification Dewey. Rénovée, la bibliothèque de l’ISCC est désormais accessible à un public plus large et offre un accès à des ressources documentaires en ligne.

Ce fonds reflète les grands thèmes portés par François Caron qui a profondément renouvelé sa discipline à travers l’histoire des entreprises, des techniques et de l’innovation. Sa thèse, consacrée à la Compagnie des chemins de fer du Nord, avait inauguré une œuvre qui a inscrit l’innovation dans le temps long d’une l’histoire globale.

Engagé dans la société sans se montrer partisan, François Caron a créé des liens entre la recherche académique et les entreprises, facilitant ainsi l’accès aux sources. Co-fondateur en 1982 de l’Association pour l’histoire de l’électricité en France, il a joué un rôle important au sein d’organisations telles que l’Association pour l’histoire des chemins de fer, l’Institut pour l’histoire de l’aluminium, le Comité pour l’histoire de la Poste, mais aussi l’Institut d’histoire de l’industrie et le Comité pour l’histoire économique et financière de la France.

La richesse intellectuelle et institutionnelle de son action permit à François Caron de proposer une approche libre de toute inféodation aux concepts dominants. S’il inscrivit résolument ses analyses dans le cadre conceptuel des grands systèmes techniques proposés par les historiens Bertrand Gille et Thomas Hughes, ce fut pour le faire évoluer en s’intéressant notamment aux dysfonctionnements et à leur rôle dans le renouvellement constant de ces grands systèmes. Sans inscrire sa réflexion dans les a priori univoques de la « construction sociale » des techniques, il montra constamment que technologie et société sont liées par une dialectique complexe, sans que l’une ne puisse être subordonnée à l’autre. François Caron a fait école tant par la force de son œuvre que par les liens fondés sur l’estime, l’amitié et la confiance qu’il instaura avec ses élèves. Ce fonds d’ouvrages, désormais accessible aux étudiants de Sorbonne Universités et aux chercheurs, en sera également le témoin.

Jacques Perriault est professeur émérite en sciences de l’information et de la communication à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense, ancien président de la Société française des sciences de l’information et de la communication (SFSIC) et membre du Conseil scientifique de l’Institut des sciences de la communication (ISCC).

Précurseur de l’ethnotechnologie, Jacques Perriault étudie les pratiques et logiques d’usage des machines à communiquer, depuis les lanternes magiques jusqu’aux dispositifs de communication numériques pour l’accès au savoir, et s’intéresse aussi à des sujets tels que la communication et les systèmes d’information en situation de catastrophe, la géopolitique des réseaux numériques et la place du numérique dans la construction des régulations et de la démocratie.

Parmi ses ouvrages que vous trouverez à la bibliothèque, citons Mémoires de l’ombre et du son. Une archéologie de l’audio-visuel (Flammarion, 1981), La Logique de l’usage. Essai sur les machines à communiquer (préface de Pierre Schaeffer, Flammarion, 1989, L’Harmattan, 2008), La norme numérique. Savoir en ligne et Internet (avec Céline Vaguer, CNRS Éditions, coll. « CNRS Communication », 2010) et Racines oubliées des sciences de la communication (CNRS Éditions, coll. « Les Essentiels d’Hermès », 2010).