L’ambition générale de ce séminaire est de participer au renouvellement des problématiques en sociologie des usages. Il s’agit de poursuivre l’effort de recherche sur le concept de dispositif sociotechnique d’information et de communication (DISTIC), dans la perspective d’analyse et d’accompagnement des processus d’innovation.

 

Usages des dispositifs sociotechniques numériques

2013 / 2015 – Résumés des séances

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Organisation du séminaire

– Laboratoire Édition, langages, littératures, informatique, arts, didactique, discours (Elliadd), équipe Objets et usages numériques (OUN), Université de Franche-Comté, Montbéliard
– Laboratoire Information, milieu, médias, médiation (I3M), Universités de Nice Sophia Antipolis et du Sud Toulon Var
– Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC)

L’entrée est libre dans la limite des places disponibles. Tous les participants sont invités à s’inscrire auprès de Jean-Claude Domenget ou Alexandre Coutant afin d’assurer la meilleure organisation possible.

Responsables du groupe de travail

  • Jean-Claude Domenget, laboratoire Elliadd
  • Alexandre Coutant, laboratoire Elliadd, chercheur associé à l’ISCC
  • Nicolas Pélissier, laboratoire I3M, chercheur associé à l’ISCC
  • Paul Rasse, laboratoire I3M, chercheur associé à l’ISCC

Argumentaire

Les dispositifs sociotechniques d’information et de communication (DISTIC) ne cessent de s’insérer davantage dans notre quotidien. Qu’ils soient liés à l’irruption des médias sociaux, aux environnements immersifs, aux terminaux mobiles, à l’informatique ubiquitaire etc. les objets numériques affectent nos manières de vivre ensemble, de développer une intelligence collective, nos modalités d’échange et de régulation au sein de « nouvelles cultures numériques ».

Pourtant, derrière cette multiplicité d’innovations, les usages s’insèrent dans des dynamiques sociales inscrites dans la longue durée : industrialisation des activités humaines, rapport ontologique de l’homme aux objets techniques, individualisation des relations, mutation des identités professionnelles et sociales, reconfiguration des cultures, etc. Ces dynamiques sont elles-mêmes à envisager en prenant en compte les normes et imaginaires sociaux, économiques, ergonomiques, de pratiques accompagnant les DISTIC (dimension performative des figures d’usager, facilitation de l’appropriation de certains dispositifs ou panique morale entourant d’autres). Ajoutons l’importance des formes d’activité, de résistance, de détournements des usagers : déconnexion, participation des usagers (en collectifs, réseaux, communautés etc.) à l’évolution de dispositifs numériques, rôle des significations d’usage dans l’acceptation d’une innovation.

Les sciences de l’information et de la communication paraissent particulièrement bien armées pour aborder ces problématiques, en focalisant leurs travaux sur la compréhension des médiations. Elles ont aussi beaucoup à apprendre d’un dialogue interdisciplinaire mêlant informatique, histoire, sociologie, droit, économie, ergonomie, etc.