Avec l’Institut des sciences et technologies de l’information et de l’ingénierie, le séminaire « Épistémologie comparée » de l’ISCC étudie, en liaison avec le groupe de travail « Métriques de la science » la possibilité d’adopter des critères de communication et de responsabilités scientifiques comme critères complémentaires d’évaluation de la recherche.

 

Séminaire ISCC / INST2I

 
22 juin 2009, ISCC, Paris

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Problématique

Épistémologie comparée 22 juin 2009
Affiche à télécharger (format A4)

Michel Foucault l’avait toujours pointé, « l’évaluation » n’est pas une affaire de science mais de pouvoir. Elle n’est ni plus ni moins un « pouvoir » supposé savoir, une manière de « tyranniser le savoir » et de mettre les scientifiques sous tutelle politique et économique.

Sans forcément se ranger du côté de la thèse foucaldienne, l’interrogation autour de la pertinence du facteur Hirsch s’avère primordiale dans un monde où le monopole du financement de la recherche s’organise de plus en plus autour de cette préoccupation.

Remettre en cause le facteur H, proposer de nouveaux critères d’évaluation scientifique nécessite de se remémorer les conditions de naissance et de développement des disciplines scientifiques, la définition de leurs périmètres et nouveaux territoires de recherche de plus en plus complexes et ouverts, et partant la nécessaire refonte du rôle du chercheur et des critères de son évaluation scientifique.

Compte-rendu 22 juin 2009
1 page

Faut-il par exemple, demain, penser des critères de recherche socialement responsable, de communication scientifique à l’égard de la société, etc. ?

Interventions

Support C. Fleury
21 diapositives

Introduction
Cynthia Fleury, chercheur, chargée de mission à l’ISCC

Rappel des enjeux de l’ISCC et des questionnements soulevés par les problématiques d’épistémologie de la communication, d’épistémologie comparés, de communication, d’évaluation et de responsabilité scientifique.

Support C. de la Higuera
21 diapositives

« La schizophrénie de l’informaticien »
Colin de la Higuera, enseignant-chercheur, Laboratoire Hubert Curien

Si le scientifique voit son travail changer de façon considérable à la suite des mutations rapides en matière de communication scientifique, la position du chercheur en informatique devient quant à elle complètement
schizophrénique. En effet, il subit à un degré majeur la vitesse de cette communication, la mondialisation du référentiel et l’accès immédiat à la source, mais il participe en plus de façon active au développement de cette communication (avec ses excès) au travers de sa participation à des recherches dans de nombreux domaines comme la fouille de textes ou de
données, la découverte automatique, l’écriture automatique ou la bibliométrie.

Support J.-C. André
64 diapositives

Innovations, cultures, émergence des sciences de l’action et limites des relations science-technologie et société
Jean-Claude André

Comment l’outil qui évolue va s’imprimer à travers la culture d’une société. Comment la science et la technologie se rencontrent tout en ayant chacune leur propre direction.

Support S. Allano
12 diapositives

« La recherche sur une nouvelle génération de dirigeables : objet de communication, futur vecteur de communication  »
Sylvain Allano

Revisiter des concepts anciens avec les technologies les plus récentes et les outils de recherche de maintenant : les enjeux et les problématiques. L’exemple pratique du renouveau des recherches sur les dirigeables. On veut refaire revivre ces derniers car la technologie progresse, l’énergie remet en lumière des problèmes : pourquoi toujours plus vite ?

Support D. Douyère
26 diapositives

« Communication et politique de la connaissance : encyclopédie et société »
David Douyère

À l’heure des discours sur l’économie de la connaissance et du « capitalisme cognitif » qui replient l’activité scientifique sur l’économie, il nous semble important de réfléchir à une « politique de la connaissance » qui prenne en compte l’incidence sociale de la communication des savoirs. Cette approche peut nous être suggérée par la dynamique de vulgarisation des sciences instillée par certains encyclopédistes du XIXe et du XXe siècle.