Crédits image : Frontispice de l’ouvrage, d’après un dessin de l’auteur, Ernest Thompson Seton, The natural history of the ten commandments, New York, C. Scriber’s sons, 1907.

Avec Thierry Laugée, Université Paris-Sorbonne.

Jeudi 7 décembre 2017, 17h à 19h

Institut des sciences de la communication
20 rue Berbier-du-Mets, Paris 13e
Métro 7 « Les Gobelins »

 
Séminaire Histoire des sciences, histoire de l’innovation

L’image au service de l’amour de la faune. Aux origines du Département de l’Éducation de l’American Museum of Natural History de New York

 
7 décembre 2017, 17h à 19h, ISCC

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Résumé

Dans son rapport de 1920 sur l’éducation à l’American Museum of Natural History, Henry Fairfield Osborn, opposait la « vieille idée du rôle du Muséum », un temple destiné à la conservation de spécimens précieux, au « nouveau Muséum », espace dans lequel le conservateur serait un enseignant au service du public. Cette évolution marquante du mode de divulgation conditionna la manière dont les visiteurs, et en particulier les plus jeunes, furent visés notamment par le biais des installations muséographiques et les innovations pédagogiques. Ce souhait d’éduquer le public américain à l’amour de la faune se signale dans les nombreux programmes qui furent mis au point dans le premier quart du xxe siècle, qu’il s’agisse d’ateliers, de projections de plaques de verre, d’expositions itinérantes ou même de la réforme généralisée en matière de présentation des animaux naturalisés. Dans chacun de ces cas, le recours à l’image fut favorisé, et pour ce faire, l’appel aux artistes jugé nécessaire.

Cette présentation entend par conséquent révéler combien l’appel à l’amour de la faune conditionna l’émergence de nouveaux types de matériels muséographiques, produisant un savant mélange de spectaculaire, d’instructif, et de patrimonial, en somme l’invention d’une beauté scientifique naturelle et populaire.