Avec Charlotte Bigg, CNRS, Centre Alexandre Koyré.

Jeudi 19 octobre 2017, 17h à 19h

Institut des sciences de la communication
20 rue Berbier-du-Mets, Paris 13e
Métro 7 « Les Gobelins »

 

Séminaire Histoire des sciences, histoire de l’innovation

Comment et pourquoi photographier la lune ? Flous, cartes et portraits lunaires au xixe siècle

 
19 octobre 2017, 17h à 19h, ISCC

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Résumé

Les daguerréotypes figurant la lune sous la forme d’une tache blanche diffuse forment habituellement, dans les histoires de l’astrophotographie, les préludes vites dépassés d’une lignée de représentations de plus en plus nettes, détaillées et fiables de la lune et des autres corps célestes. Mais on peut considérer ces images floues comme des matérialisations de la nature mouvante et indéterminée à la fois de la photographie et de l’astronomie à cette époque, autant de surfaces de projection de conceptions concurrentes de ce qu’était l’astrophotographie, de ses fonctions possibles, et ce qu’elle pouvait devenir. Que ce soit pour la production de cartographies lunaires ou d’études de la physiognomonie des paysages extraterrestres, les photographies floues sont au cœur de l’histoire de l’astrophotographie envisagée comme une histoire d’expérimentations infinies impliquant une grande diversité d’acteurs.

Crédits image : Atlas lunaire publié par la Société belge d’astronomie reproduisant à une échelle réduite aux 2/5 les agrandissements photographiques de M. Loewy et P. Puiseux, Bruxelles, 1899.