Institut des sciences de la communication
CNRS / Paris-Sorbonne / UPMC

Juin 2017

 

L’ISCC lauréat d’un projet européen H2020
sur la diplomatie scientifique (InsSciDE)

 
 

À LA UNE

Projet H2020 InsSciDE


L’équipe de l’ISCC réunie autour du professeur Pascal Griset et associée à 14 institutions européennes et internationales remporte un appel à projets H2020 sur la connaissance et le renforcement de la diplomatie scientifique européenne. (H2020-SC6-ENG-GLOBALLY-2016-2017)

La Commission européenne appelle au développement d’une diplomatie scientifique efficace pour l’Europe. InsSciDE – Inventer une diplomatie partagée de la science pour l’Europe, projet de 2,5M€ sélectionné avec la note maximale parmi 17 concurrents, contribuera à créer une diplomatie « active et visible » souhaitée par le commissaire européen Carlos Moedas. Recherche-action transdisciplinaire, InsScIDE propose un processus par lequel de nouvelles connaissances sur le passé et le présent de la diplomatie scientifique en Europe alimenteront l’élaboration de politiques et d’outils communs de formation.

InsSciDE part de l’hypothèse que les États membres disposent d’une excellente expérience qu’il faut analyser et théoriser afin qu’elle puisse servir de levier. La science a depuis longtemps été utilisée dans les engagements européens diplomatiques, par des initiatives nationales et transnationales. Mais cette pratique est fragmentée, non reconnue. InsSciDE révélera, formalisera et communiquera ce capital immatériel, développera des bases conceptuelles et des outils (stratégie, bonnes pratiques, sensibilisation et formation de diplomates scientifiques et autres parties prenantes) pour aider la diplomatie scientifique européenne à émerger et à s’épanouir.

Des premières questions aux outils finaux et à la formation, la recherche-action InsSciDE sera menée de l’intérieur de la diplomatie scientifique – main dans la main avec ses praticiens, actuels et futurs, et avec d’autres parties prenantes. Ainsi ceux qui déploient, dirigent et bénéficient de la diplomatie scientifique sont les co-inventeurs, les utilisateurs finaux et les ambassadeurs du projet, accompagnés par un consortium de recherche associant l’excellence académique à une grande habitude de travail transdisciplinaire. Favoriser le dialogue, le renforcement des compétences, la réflexivité, les réseaux et les liaisons interprofessionnelles est l’un des principaux objectifs du projet. Un programme ambitieux de communication mené en partenariat avec l’Unesco présentera InsSciDE à un public international, diffusera largement les résultats et les productions scientifiques, et assurera leur pérennité.

Ce projet ambitieux s’appuie sur un consortium de 15 institutions de recherche et d’enseignement de 11 pays européens ainsi qu’un comité consultatif diversifié et de haut niveau. Il bénéficie de l’intérêt et du soutien explicites d’académies européennes des sciences et des technologies ainsi que de réseaux existants d’attachés et de conseillers diplomatiques pour la science, la technologie et l’innovation basés en Europe, aux Amériques et en Asie.

 

Un ouvrage novateur sur la COP21


Entretien avec Jean Foyer, chercheur à l’ISCC, co-directeur avec Stefan C. Aykut et Edouard Morena de l’ouvrage Globalising the climate. COP21 and the climatisation of global debates publié chez Routledge en 2017.

Pouvez vous nous parler du projet à la base de cet ouvrage ?

Jean Foyer : Cet ouvrage est le résultat principal du projet Climacop dont le but était de proposer une analyse de la COP21 la plus transversale possible, bien au-delà du processus de négociation et de ses résultats, en tenant compte des différents espaces de mobilisation autour de la thématique climatique. Pour donner cette image globale d’un événement aussi important en termes de participants (+ de 50 000) et de sous-évènements organisés, il a fallu construire un collectif de recherche et mettre en place une sorte de division sociale du travail entre la vingtaine de chercheurs impliqués issus de disciplines différentes (histoire, science politique, sociologie, anthropologie, relations internationales, économie, etc.). Le projet est donc original dans sa méthodologie. Il s’agissait de poursuivre une expérience d’ethnographie collaborative déjà utilisée lors du Sommet de la Terre à Rio+20 produisant un « effet séminaire permanent » durant l’événement lui même : les discussions constantes entre chercheurs sont mêlées à la phase de terrain et les hypothèses sont testées en direct. Cette élaboration collective en temps réel permet d’offrir une image de ce type d’événement beaucoup plus ancrée que celle hors-sol parfois produite par les chercheurs en relations internationales qui centrent uniquement leur regard sur le processus de négociations.

Quels sont les points saillants de cet ouvrage ?

Jean Foyer : Chaque chapitre décline sur un secteur particulier – que ce soit le business, la société civile, la communauté scientifique, les fondations, les agences de développement – une problématique transversale qui est celle de la climatisation du monde. Par ce concept de climatisation, on entend à la fois les processus d’alignements de différents secteurs sociaux-environnementaux sur la problématique climatique, et par conséquent, l’avancée de la prise en compte de la question climatique au niveau global. La COP 21 a ainsi été une fantastique machine à climatiser au sens où, pour citer quelques exemples, le secteur business a cherché à parler d’une seule voix en faveur de la lutte contre le changement climatique durant l’événement ou les agences de développement ont essayé de redéfinir leur agenda en termes climatiques. L’alter-mondialisme aussi a été également largement climatisé au sens où l’arène de négociation climatique est devenue un espace central de mobilisation, au même titre que l’étaient les Forums Sociaux Mondiaux. L’agriculture, devenue climate smart, le catholicisme avec l’encyclique du Pape François, les autres thématiques environnementales (la biodiversité, les océans, les forêts, etc.) n’échappent pas à cette force d’attraction de l’arène climatique. La climatisation n’est sans doute que la forme particulière, mais désormais dominante, d’environnementalisation de nos sociétés et nous pensons qu’au-delà de l’événement particulier de la COP de Paris et, malgré des évènements historiques contraires comme évidemment l’arrivée de Trump au pouvoir, c’est une tendance lourde. De même, il ne faut surtout pas confondre cette climatisation avec le règlement du problème climatique car cette climatisation reste largement symbolique et est en tous cas très loin d’être à la hauteur du défi que représente le réchauffement climatique. Celui-ci pose en effet frontalement la question de la viabilité de notre modèle de production et de consommation, modèle auquel aucun des pays au Nord comme au Sud, n’est prêt à renoncer.

De nombreuses analyses du collectif de chercheurs Climacop sont disponibles sur le carnet de recherche https://climacop.hypotheses.org/.

 

Premier rapport du CSAlab


Les travaux du CSAlab sont entrés dans le vif. Le CSAlab, dont Francesca Musiani chercheuse à l’ISCC est membre nommé, a rendu son premier rapport, publié le 20 janvier 2017, sur une série de trois portant sur les mutations de la mise à disposition de contenus audiovisuels à l’ère du numérique. Ce rapport, auquel notre collègue a plus particulièrement contribué, analyse le rôle des données et des algorithmes dans l’accès aux contenus. Ce rapport est disponible en libre accès.

 

Nouvelle revue sur l’histoire d’internet


Internet Histories. Digital Technology, Culture and Society, lancée cette année, est née de la volonté de créer un espace de recherche et d’expression entièrement dédié à l’histoire d’Internet et de lui consacrer une revue académique internationale.

Les travaux sur l’histoire du numérique sont en plein développement depuis plusieurs années déjà, ceux sur Internet s’accompagnant de ceux sur le Web et les cultures numériques, qui se sont aussi multipliés. Enrichis de multiples influences, que ce soit l’apport des sciences de l’information et de la communication, des STS, des Internet Studies, ou de l’archéologie des médias par exemple, les travaux menés ont atteint un seuil et une audience qui permettent de laisser espérer que ce journal pourra contribuer à fédérer, sans les unifier, mais au contraire en mettant en valeur leur diversité et leur richesse, une partie de ces productions, à raison de 4 numéros par an.

C’est le pari qu’ont fait son rédacteur en chef Niels Brügger (Université d’Aarhus, Danemark), Megan Sapnar Ankerson (Université du Michigan, USA), Gerard Goggin (Université de Sydney, Australie), Ian Milligan (Université de Waterloo, Canada) et Valérie Schafer (ISCC, CNRS/Paris-Sorbonne/UPMC, France) avec le soutien de l’éditeur Taylor & Francis. Et c’est aussi le pari qu’ont accepté de relever avec eux un comité scientifique largement international et porté par des chercheurs reconnus pour leurs travaux séminaux ou plus récents, mais tout aussi novateurs, dans le champ (de Janet Abbate à Jane Winters en passant par Sandra Braman, Finn Brunton, Paul Ceruzzi, Paul Edwards, Andrew Feenberg, Leah Lievrouw, Richard Rogers, Andrew Russell, Fred Turner et bien d’autres). Plusieurs chercheurs français figurent dans ce comité éditorial à l’instar de Francesca Musiani, Camille Paloque-Berges, Benjamin Thierry et Pascal Griset qui auront à cœur de promouvoir aussi des approches décentrées du cœur états-unien et tournées vers des perspectives nationales et européennes de l’histoire d’Internet et du Web. Et à n’en pas douter d’autres collègues français sauront accompagner par leurs travaux stimulants l’élan et la dynamique internationale que le journal souhaite poursuivre.

 

PROJETS DE RECHERCHE

PROJET H2020 netCommons
Network infrastructure as Commons

Le projet netCommons, dont l’ISCC porte le WP 4 Community Networks as commons, vise à explorer les conditions de viabilité des réseaux wifi citoyens. L’équipe netCommons a contribué aux livrables European Legal Framework for CNs (4.1) et Alternative Communication Technologies Throughout History (5.1) et s’apprête à livrer un rapport sur les instruments de gouvernance des CNs (D1.3) sur lequel travaille Stefano Crabu, qui a rejoint en mars le pôle Gouvernance de l’information et des communs de l’ISCC. Le livrable juridique (4.1) a examiné les réglementations s’appliquant à ces réseaux, en particulier le droit de la responsabilité et les obligations liées à la rétention des données. Le livrable sur l’histoire des réseaux de communication alternatifs (5.1) a examiné, dans plusieurs pays, des exemples du téléphone à la fin du 19e siècle, de la radio dans les années 1960 et 1970, et des fournisseurs d’accès à l’Internet des années 1990 afin de dresser des parallèles avec les réseaux alternatifs contemporains. Le prochain livrable (1.3) sur les instruments de gouvernance s’attache aux modalités et outils de décisions utilisés au sein de ces réseaux, en vue d’identifier et de partager les meilleures pratiques.
→ Page des livrables sur le site de netCommons

 

L’équipe netCommons sera présente en juillet à la conférence de l’International Association on the Study of the Commons (IASC) avec un article intitulé “Laws for the commons : from nature to infrastructure commons” et à la conférence de l’International Association on Media and Communication Research (IAMCR) avec un panel rassemblant 4 présentations (Dominique Trudel, Félix Tréguer, Mélanie Dulong de Rosnay de l’ISCC et Maria Michalis de l’Université de Westminster) sur l’histoire des réseaux alternatifs (panel “Drawing Policy Lessons from the History of Alternative Media and Networks”).

 

PROJET H2020 NEXTLEAP
Next generation techno-social and legal encryption access and privacy

Le printemps a été très riche en évènements et publications pour le projet NEXTLEAP dont l’ISCC porte le WP Social Design and Philosophical Foundations of Decentralization. L’ISCC a notamment eu un rôle de premier plan dans l’organisation des deux premières séances du séminaire Decrypting Algorithms. La première, “What is ’good’ encryption ? A pragmatic turn from a tool-centered to a user-centered approach”, a eu lieu à l’ISCC et a examiné les outils développés par les différents acteurs du domaine de la messagerie sécurisée pour définir un « bon » chiffrement ; la deuxième, “Cryptography and Usability”, a eu lieu à l’IRI-Centre Pompidou, avec la participation de Ksenia Ermoshina de l’ISCC (qui a aussi contribué à l’organisation), et a porté sur les utilisateurs des outils de chiffrement : quels profils, quels types d’usages, quels besoins ?

 

L’ISCC a également contribué à l’organisation de l’évènement de lancement public du projet, la conférence-débat “The Political Significance of Cryptography”, qui a eu lieu au Centre Pompidou le 5 mai 2017 et a rassemblé des philosophes, des cryptographes de renom, et les chercheurs NEXTLEAP qui ont présenté leurs travaux en cours.
Le projet a enfin donné lieu à plusieurs publications notamment au sein d’un numéro spécial de Media and Communication sur le thème des politiques d’internet après Snowden, et dans les actes de colloque de la conférence EuroUSEC, reflet de l’important travail de terrain conduit par Ksenia Ermoshina.

 
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Crédits photo : Louise Merzeau, licence CC BY-SA 3.0.

PROJET CNRS ATTENTATS-RECHERCHE
De #jesuischarlie à #offenturen : archives et archivage du patrimoine nativement numérique face aux attentats
ASAP – Archives sauvegarde attentats Paris

Le projet ASAP (Archives Sauvegarde Attentats Paris) initié grâce au soutien du CNRS en 2016, suite à l’appel de son président Alain Fuchs à la communauté des chercheurs, poursuit, en collaboration étroite avec la BnF et l’Ina, tous deux partenaires du projet, ses recherches sur le patrimoine nativement numérique des attentats (archives du Web, collectes d’urgence de Twitter au moment des attentats de janvier et novembre 2015, mais aussi de Bruxelles ou de Nice).

 

Plusieurs communications sont prévues en 2017 autour du projet :
- Présentation du projet ASAP et de ses recherches par Romain Badouard (Université de Cergy-Pontoise/Agora) à l’International Communication Association (ICA, mai 2017, San Diego).
- Panel de Valérie Schafer (ISCC), Marie Chouleur (BnF), Zeynep Pehlivan (Ina), “Collecting and exploring the ’now’ and the ’flow’. A Case Study on Paris Attacks Archives”, à la Web archiving week, qui se tient du 12 au 16 juin 2017 à Londres, lors de la journée organisée par l’IIPC (International Internet Preservation Consortium).
- Participation à une table ronde organisée par la Société pour l’histoire des médias “Archiving the 2015 Paris attacks : small traces and grassroots witnessing” à la conférence internationale IAMHIST 2017 (juillet 2017, Paris).

ACTUALITÉ DES CHERCHEURS

Mélanie Dulong de Rosnay (pôle Gouvernance de l’information et des communs) a donné un séminaire invité au Madeira Interactive Technologies Institute (M-ITI), Funchal, University of Madeira. Le séminaire intitulé “From Digital Rights Management to Peer to Peer Law” portait sur les rapports entre droit et technologie. Elle a présenté un modèle de régulation du partage de l’information fondé sur l’influence mutuelle entre le droit et le code informatique. Au lieu d’encoder les règles binaires dans des golems numériques, les dispositifs et les algorithmes qui régissent nos vies et prennent des décisions basées sur les données et les traces que nous laissons sur les réseaux, les plateformes et les objets connectés, elle propose d’intégrer les valeurs juridiques et politiques dans le code et, inversement, d’exporter l’architecture et les valeurs du modèle informatique pair-à-pair dans le droit.

Elle a aussi a participé à la conférence re:publica à Berlin en mai 2017, rassemblant plus de 9000 participants, avec 2 interventions, la première sur le potentiel des réseaux wifi citoyens dans le panel “Digital Equality : how an open Web can contribute to a more Equal world ?”, et la seconde pour présenter la campagne #freebassel et l’ouvrage collectif The cost of loving free culture en l’honneur de Bassel Khartabil un activiste de l’Internet ouvert disparu en Syrie.

Mélanie Dulong de Rosnay a été nommée en janvier 2017 membre du bureau de la CID 53 Méthodes, pratiques et communications des sciences et des techniques, commission interdisciplinaire du Comité national de la recherche scientifique (CoNRS).

Membre du conseil scientifique d’Open Edition (anciennement revues.org) depuis de nombreuses années, Mélanie Dulong de Rosnay a été nommée vice-présidente en mars 2017.

 

Laura Maxim (pôle Risques, expertise, innovation) est intervenue le 2 juin 2017 dans le cadre de la journée pluridisciplinaire consacrée à L’enquête sous influence, organisée conjointement par l’Institut des hautes études pour la science et la technologie (IHEST), l’Institut national des hautes études de sécurité et de justice (INHESJ) et le CNRS. Elle a participé à la table ronde intitulée « Les raisons de ne pas enquêter » pour présenter ses travaux sur les conflits d’intérêt et leur influence sur la recherche. Cet atelier a réuni des chercheurs et universitaires de toutes disciplines et des « enquêteurs » venant d’autres secteurs d’activité pour mener une réflexion collective approfondie. Dans une volonté de créer davantage de relais entre le monde académique et les autres mondes socio-professionnels, ainsi que les élus, cet atelier vise à mettre la recherche en prise directe avec la société.

 

Valérie Carayol (Université de Bordeaux Montaigne, en délégation à l’ISCC) coordonne le Projet CIVILINUM, en collaboration avec Aurélie Laborde (Université Bordeaux Montaigne). Développé pendant la période de délégation au CNRS, financé notamment par la région Nouvelle Aquitaine, la Caisse d’épargne et l’Afnor, le projet (2016-2020) étudie la survenue de pratiques inciviles liées à l’usage d’outils numériques au travail : dans les échanges sur les messageries électroniques, forums, chats, réseaux sociaux, mais aussi éventuellement dans les échanges ordinaires lorsqu’ils sont perturbés par la présence d’artefacts numériques. De précédentes recherches sur l’hyperconnexion au travail (ANR DEVOTIC) ont, en effet, montré la recrudescence de pratiques souvent vécues comme facteur de stress au travail, et que l’on peut qualifier d’inciviles, qui semblent être liées à l’intensification des activités, l’urgence permanente, le manque d’attention à l’autre, le souci de la performance et de l’évaluation permanente, qui vont de pair avec un usage accru des outils numériques au travail. La recherche est menée en collaboration avec des chercheurs en sciences de l’information et de la communication, en psychologie sociale, en droit ; tous spécialistes des organisations et du travail, ils sont rattachés à cinq universités françaises.

Valérie Carayol a également organisé le 23 mars 2017 en lien avec le pôle aquitain de l’ISCC une journée d’étude internationale Regards croisés sur les approches critiques en communication des organisations avec les interventions de neuf enseignants chercheurs français, catalans et canadiens à la Maison des sciences de l’homme d’Aquitaine.

 

RENCONTRES SCIENTIFIQUES

SÉMINAIRE DE L’ISCC – Science, communication et société
Organisées par les chercheurs mobilisés au sein des différents pôles de recherche de l’institut, les séances du séminaire général visent à développer les échanges interdisciplinaires entre personnalités de formations et d’horizons différents. Les séances se déroulent généralement un lundi par mois de 17h à 19h.

2 octobre 2017
« L’argumentation morale dans le débat public »
Gilles Gauthier, professeur au Département d’information et de communication, Université Laval, Québec
Discutant : Philippe J. Maarek, Université Paris Est Créteil/ISCC

6 novembre 2017
« Computer Graphics : une esthétique programmée »
Cécile Welker, postdoctorante, LabEx Écrire une histoire nouvelle de l’Europe (EHNE)
Discutant : Benjamin Thierry, Université Paris-Sorbonne/ISCC

8 janvier 2018
« Présentation d’ouvrage : Temps et temporalités du Web »
Valérie Schafer, chargée de recherche CNRS, ISCC

5 février 2018
« Politiques d’internet : de l’international à une comparaison nationale »
Julia Pohle, Senior Research Fellow, WZB Berlin Social Science Center
Discutante : Francesca Musiani, CNRS, ISCC

5 mars 2018
« Profession "nettoyeur du net" : la modération de commentaires au quotidien »
Nikos Smyrnaios, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication, Université de Toulouse 3 Paul Sabatier, Laboratoire d’études et de recherches appliquées en sciences sociales (Lerass)
Discutante : Valérie Carayol, Université Bordeaux Montaigne, MICA

9 avril 2018
« La politique de sciences de terrain »
David Dumoulin Kervran, maître de conférences en sociologie, Institut des hautes études de l’Amérique latine (IHEAL), Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle/CREDA
Discutant : Jean Foyer, CNRS, ISCC

14 mai 2018
« Figures remixées et singularisées du martyre sur YouTube : nouvelles pratiques mémorielles dans le contexte de la révolte en Syrie »
Cécile Boex, maître de conférences, École des hautes études en sciences sociales (EHESS), Centre d’études en sciences sociales du religieux (CéSor)
Discutantes : Fanny Georges, Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle, CIM et Virginie Julliard, Université de technologie de Compiègne, Costech

4 juin 2018
« Le désir d’éthique : soigner l’étranger en soi »
Patrick Guyomard, professeur et psychanalyste, Université Paris Diderot, Centre d’études en psychopathologie et psychanalyse (CEPP)
Discutante : Cristina Lindenmeyer, Université Paris Diderot/ISCC

SÉMINAIRES THÉMATIQUES

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Crédits photo : Christophe Lavelle (UPMC/ISCC)

Le séminaire Penser l’alimentation de demain (11 séances) travaille sur certains produits et segments des repas (petit-déjeuner, snacking...). Il étudie par exemple la disparition de milliers de restaurants dans toute la France et la restructuration des manières de manger en accord avec des systèmes d’information circulant par le web.

Pour la séance de rentrée du 4 octobre 2017, le pôle invite Jane Levi, Ph.D., du King’s College à Londres et trustee de l’Oxford Symposium on Food and Cookery sur « Alimentation et utopie : Charles Fourier et les gastronomes ». L’harmonie sociale pensée au 19e siècle par les utopistes a inspiré de nombreuses communautés en Europe, aux États-Unis et au Brésil un siècle plus tard.

 

Histoire des sciences, histoire de l’innovation
Le corps augmenté et ses symptômes
Gouverner le vivant
Communication en milieu désorganisé
Décoder des codes

DATES À RETENIR

Journée d’étude Les morts dans l’espace-temps numérique, 22 juin 2017, ISCC
Cette demi-journée d’étude est organisée par l’équipe du projet ANR ENEID Éternités numériques, porté par l’Université Paris 3 (équipe Cim) et l’Université de technologie de Compiègne (équipe Costech). Patrick Baudry, sociologue, Université Bordeaux Montaigne-MICA et Marie-Frédérique Bacqué professeure de psychopathologie clinique et psychanalyste, Université de Strasbourg-SuliSom interviendront respectivement sur « le funéraire sans lieu » et « les morts dans le cloud : ubiquité et atemporalité de la mort ».

Colloque L’élection présidentielle de 2017 et ses primaires : enjeux de communication politique, 23-24 juin 2017, ISCC
Ce colloque, organisé par l’ISCC avec le concours du Centre d’études comparées en communication politique et publique (Ceccopop), sera l’occasion de revenir sur les différentes campagnes de communication mises en œuvre à l’occasion des élections primaires de la droite et du centre, de la gauche et des écologistes, puis lors de l’élection présidentielle proprement dite.
L’objectif est d’analyser les stratégies de communication mobilisées à travers tous les supports, de l’affiche aux meetings, des clips de campagne aux sites internet, des réseaux socionumériques habituels aux dispositifs les plus expérimentaux, en veillant à les restituer dans leur contexte partisan, idéologique ou programmatique.

 

RETOUR SUR LES ÉVÈNEMENTS RÉCENTS

Lundi de l’Ina, « Ceci n’est pas l’ORTF ! Trésors du service de la Recherche (1960-1974) », 30 janvier 2017, Bnf.
À l’initiative de Guillaume Soulez, directeur de l’Institut de recherche sur le cinéma et l’audiovisuel (Ircav, EA 185, Université Paris 3) et en délégation à l’ISCC, témoins et commentateurs ont présenté le service de la Recherche, qui a fonctionné pendant quinze ans comme un laboratoire de nouvelles écritures pour la télévision. L’occasion de découvrir des créations audiovisuelles inédites, ce que le service appelait « cinéma de recherche » et « télévision de recherche », pour la plupart jamais diffusées. La soirée a été filmée, en ligne ici.

Cette rencontre a annoncé le projet de Guillaume Soulez, accueilli en délégation à l’ISCC par le pôle Trajectoires du numérique pour étudier plus précisément les documents qui mettent au cœur les relations sciences, communication et société et leurs imbrications, pour mieux montrer et défaire le « pouvoir » de la communication et du simulacre audiovisuel.

 
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© rmngp

Conférence de Santiago Aragón (UPMC/ISCC), 24 mars 2017, Musée national du château de Malmaison, Une vision utilitariste des animaux : les inventaires de faune et l’acclimatation d’espèces utiles pendant le 19e siècle
Le 24 mars dernier, à l’occasion de l’arrivée de quatre cygnes noirs (Cygnus atratus) aux jardins de Malmaison, Santiago Aragón a fait une conférence sur l’acclimatation de faune utile pendant le 19e siècle. Dans l’un des salons de l’ancienne demeure de l’impératrice Joséphine, il a pu échanger avec un public varié, composé de visiteurs du Musée national des châteaux de Malmaison & Bois-Préau, d’étudiants de la voisine Université de Nanterre, de randonneurs à la recherche d’un petit moment de culture et de détente et du personnel du château, y compris l’équipe de jardiniers désormais chargée de dispenser les soins aux animaux.

Le 10 février 1854, la Société zoologique d’acclimatation de France est créée à Paris par Isidore Geoffroy Saint-Hilaire (1805-1861). Son but principal est l’introduction, l’acclimatation et la domestication en France d’animaux exotiques utiles, afin de doter l’agriculture et l’industrie de nouvelles ressources. Cette société va appliquer à l’histoire naturelle, jusqu’alors trop descriptive, l’esprit pratique caractéristique de la science du 19e siècle. Les fondements de la Société semblent être bâtis sur l’intérêt du programme pour le bien-être public. Pourtant, cet intérêt n’était pas nouveau et l’engouement pour le bétail exotique avait déjà connu, grâce à Joséphine, un précédent dans les jardins du château de Malmaison. La présence des cygnes dans l’enceinte de la Malmaison rappelle cette expérience pionnière et, en même temps, soulève le besoin d’étudier en profondeur le rôle joué par l’impératrice et ses assistants comme précurseurs de la zoologie appliquée. D’ailleurs, peu après les volatiles australiens, un petit troupeau de moutons mérinos a rejoint le site historique, un nouveau clin d’œil aux projets menés avec succès par cette femme remarquable, très investie dans le développement de l’histoire naturelle en France.

Le retour d’expérience a été très positif et une nouvelle voie de recherche s’ouvre pour l’ASHiC (Atelier Science Histoire Cité) au sein de l’ISCC.

 
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Crédits photo : Stefano Lubiana, « Plantation de fèves entre les rangées de vignes », 2012, Granton Vineyard (Tasmanie), œuvre sous licence CC BY 2.0, disponible sur Wikipédia.

Journée d’étude Imaginaires, pratiques et politiques des agricultures « alternatives » (biodynamie, agriculture naturelle, permaculture...), 30 mars 2017, MNHN
La journée du 30 mars dernier au Muséum national d’histoire naturelle, dans le cadre du séminaire Gouverner le Vivant (MNHN/ISCC) et l’ANR IDAE a permis de faire se rencontrer des chercheurs en sciences sociales travaillant de manière isolée sur différents types d’agricultures (permaculture, biodynamie, agriculture naturelle,etc). Ces chercheurs ont pu réaliser qu’ils ont des interrogations communes au-delà des approches centrées sur les questions productives ou économiques, notamment sur les critiques du modèle agricole dominant, l’émergence de formes de mobilisations innovantes ou le fond spirituel de certains courants paysans. Ce qui devait être avant tout une journée de dialogue entre chercheurs a rencontré un écho certain puisqu’une quarantaine de personnes a assisté aux présentations et débats tout au long de la journée.

 

Workshop Total Management, Social media club, 31 mai 2017, ISCC
Le partenariat entre le Pôle Trajectoires du numériques de l’ISCC et le Social Media Club, lancé il y a quelques années dans le cadre du séminaire Histoires de l’Internet par Fanny Georges et Valérie Schafer, reprend en 2017, pour continuer à échanger en soirée entre chercheurs et professionnels des médias sociaux. La première rencontre a été organisée à l’ISCC le 31 mai autour du thème Total Management. Benjamin Thierry, coordinateur de cette séance avec le SMC, et Valérie Carayol notamment sont intervenus.

 

Web Archiving Week, 12-16 juin 2017, Université de Londres, Research Infrastructure for the Study of Archived Web Materials
Du 12 au 16 juin 2017 s’est tenu à Londres une Web Archiving Week accueillie par la British Library et la School of Advanced Study de l’Université de Londres, mêlant hackathon, conférence internationale RESAW, conférence de l’International Internet Preservation Consortium (IIPC) et débats publics. L’ISCC était à nouveau pleinement associé à l’organisation de la seconde conférence RESAW et plusieurs chercheurs du pôle Trajectoires du numérique sont intervenus au cours de cette semaine sur le patrimoine nativement numérique, les archives du Web et de Twitter.

 

VIE DE L’ISCC

Stefano Crabu est chercheur pour 5 mois à l’Institut des sciences de la communication, dans le cadre du projet H2020 netCommons. Sa recherche permettra d’identifier quels sont les meilleurs outils de gouvernance (politiques, accords, plates-formes de prise de décision, etc.) pour les réseaux communautaires puissent affiner leur organisation interne, améliorer leur résilience, optimiser leur durabilité et réduire la division genrée. Dans une perspective de research action, il conduit des entretiens auprès des acteurs engagés dans les réseaux communautaires afin de produire des recommandations pour le recrutement, le partage des responsabilités, le développement de la participation. Ces réseaux sont des structures militantes qui luttent notamment contre une gouvernance néolibérale d’internet considéré comme un bien commun dont l’accès doit être démocratisé.
Docteur de l’Université de Padoue en sociologie des sciences et des technologies, il a participé à plusieurs projets de recherche en France et en Italie, et s’intéresse aux problèmes de l’innovation technoscientifique, ainsi que, plus généralement, aux questions sociales et organisationnelles liées à la production des technologies et des connaissances scientifiques.

 

Maria-Eugenia Varela, diplômée de philosophie et titulaire de deux masters, l’un en éthique et développement durable et l’autre en management socio-économique, a un parcours professionnel varié conjuguant enseignement, recherche et conseil. Polyglotte, elle est depuis le 1er avril chargée de la communication d’Edgar Morin.

 

Chercheurs invités

Andrew Feenberg est philosophe, titulaire de la Chaire de philosophie de la technologie à l’École de communication de l’Université Simon Fraser (Canada), où il dirige le Laboratoire de communication et de technologie appliquée. Il est invité dans le cadre d’un accord avec l’université Simon Fraser pour un séjour de recherche de deux mois à l’ISCC. Il a été directeur de programme au Collège international de philosophie et a pris part à la création du premier programme éducatif en ligne au Western Behavioral Sciences Institute à La Jolla en Californie en 1982. Ses recherches portent sur la philosophie de la technologie, l’Internet, et l’École de Francfort. Il a écrit de nombreux articles et livres : sont disponibles en français (Re)Penser la technique (La Découverte, 2004), Pour une théorie critique de la technique (Lux Editeur, 2014) et Philosophie de la praxis (Lux Editeur, 2016).

 

Philippe Vonnard effectue actuellement un postdoctorat de dix-huit mois financé par le Fonds national suisse de la recherche scientifique FNS et hébergé à l’ISCC sur le projet « Connecter l’Europe par le football. Pour une approche relationnelle de l’histoire de l’UEFA, années 1950-années 1980 ». Il a soutenu sa thèse sur la Genèse du football européen. De la FIFA à l’UEFA (1930-1960) à l’université de Lausanne en décembre 2016.

 

LabEx EHNE

Début janvier 2017, Cécile Welker, spécialiste de l’émergence en France des images de synthèse est postdoctorante, coordinatrice de l’axe 1 porté par l’ISCC L’Europe comme produit de la civilisation matérielle : flux, crises, transitions du LabEx EHNE.

 

Comité d’éthique du CNRS

L’ISCC a le plaisir d’accueillir depuis le début de cette année le bureau du Comets dans ses locaux. Créé en 1994, le Comité d’éthique du CNRS (Comets) est une instance consultative et indépendante dont les avis sont publics. Placé auprès du conseil d’administration du CNRS, il traite des questions dont le saisissent le conseil d’administration, le conseil scientifique ou le président du CNRS. Il a en outre la faculté d’autosaisine. Son indépendance lui permet d’aborder librement la portée éthique des grands enjeux impliquant la recherche.
Le Comets vient d’élaborer une nouvelle version du guide Pratiquer une recherche intègre et responsable.

 

DANS LES MÉDIAS

Valérie Schafer

→ Entretien avec Valérie Schafer par Enrico Natale, réalisé le 10 juin 2016 à l’occasion des 4e Journées suisses d’histoire, Université de Lausanne, 9-11 juin 2016.
→ Valérie Schafer a participé à l’émission 56Kast, Projet Asap : comment archiver les réactions numériques aux attentats ?, Libération et Nolife, 26 janvier 2017.

Jean Foyer

→ Le changement climatique oublié des politiques, (avec Amy Dahan), 4 mai 2017, Reporterre.net, le quotiden de l’écologie.
En décembre 2015, la COP21 avait imposé la question climatique sur les agendas politiques. Aujourd’hui, expliquent les auteurs de cette tribune, la « climatisation » a reculé : le déni est aux commandes aux États-Unis et en Russie, et la campagne présidentielle française a, sauf à gauche, oublié le climat.

Francesca Musiani

→ Francesca Musiani, 2017, Faisons du chiffrement une dynamique positive pour l’empowerment citoyen, Slate.fr, 19 mars 2017.
Pendant six mois, Slate.fr a exploré les rangs des universitaires français pour dénicher des idées et des propositions pour constituer, au-delà même du scrutin, un répertoire d’actions disponibles pour un gouvernement prochain.
→ Des algorithmes et des hommes (fr), Émission "Recherche en cours", avec Gilles Dowek, Jean-Marc Galan et Marie-Catherine Mérat, Aligre FM, 10 février 2017.
Qu’est-ce qu’un algorithme ? Les algorithmes sont-ils des outils neutres ? Pourquoi sont-ils actuellement sur le devant de la scène ?... Voilà quelques unes des questions posées aux deux chercheurs.

PUBLICATIONS depuis février 2017

→ Voir la liste complète des publications de l’ISCC

Ouvrage

Francesca Musiani, Internet et vie privée, UPPR Éditions, 2017, 103 p. Résumé. Version e-book : Internet et vie privée en 40 pages, UPPR Éditions, 2016. Résumé

Directions d’ouvrages

Cristina Lindenmeyer (dir.), L’humain et ses prothèses. Savoirs et pratiques du corps transformé, CNRS Éditions, 2017, 284 p.

Stefan C. Aykut, Jean Foyer, Edouard Morena (eds), Globalising the climate. COP21 and the climatisation of global debates, Routledge, 2017, 198 p.

Articles dans revues à comité de lecture

Jean Foyer et Arthur Laurent, « L’environnement pousse à un renouveau méthodologique et analytique. Entretien avec Jean Foyer », Émulations, no 20, 2016, mis en ligne le 12 juin 2017. Texte intégral

Valérie Schafer, « Les cybercafés dans la France des années 1990, espaces médiatiques et médiatisés », Le temps des médias, no 28, 2017, p. 159-172. Résumé

Niels Brügger, Gerard Goggin, Ian Milligan and Valérie Schafer, “Introduction : Internet Histories”, Internet Histories, vol. 1/2, 2017, Published online : 25 April 2017. Full text

Pierre Lecoq, Laura Maxim, Cécile Michel, Jean-Ulrich Mullot, 2017, « L’évaluation de la sécurité chimique dans REACH : principes et premiers retours d’expérience », Environnement, risques et santé, John Libbey Eurotext, vol. 16, no 2, p. 161-169, DOI : 10.1684/ers.2017.0973. Résumé

Valérie Schafer, “Tell us about”, Internet Histories, vol. 1/2, 2017, published online : 15 March 2017. Full text

Ksenia Ermoshina, Francesca Musiani, 2017, “Migrating Servers, Elusive Users : Reconfigurations of the Russian Internet in the Post-Snowden Era”, Media and Communication, vol. 5, no 1, p. 42-53, url : http://www.cogitatiopress.com/mediaandcommunication/article/view/816.

Federica Giovanella and Mélanie Dulong de Rosnay, “Community wireless networks, intermediary liability and the Mc Fadden CJEU case”, Communications Law. The Journal of Computer, Media and Telecommunications Law, vol. 22, no 1, 2017, p. 11-20.

Mélanie Dulong de Rosnay, Pierre-Carl Langlais, 2017, “Public artworks and the freedom of panorama controversy : a case of Wikimedia influence”, Internet Policy Review [en ligne], 6(1), DOI : 10.14763/2017.1.447.

Contributions à ouvrages collectifs

Jean Foyer, Stefan C. Aykut et Edouard Morena, « Introduction : COP21 and the "climatisation" of global debates », in Stefan C. Aykut, Jean Foyer, Edouard Morena (eds), Globalising the climate. COP21 and the climatisation of global debates, Routledge, 2017, p. 1-18.

Jean Foyer et David Dumoulin Kervan, « Objectifying traditional knowledge, re-enchanting the struggle against climate change », in Stefan C. Aykut, Jean Foyer, Edouard Morena (eds), Globalising the climate. COP21 and the climatisation of global debates, Routledge, 2017, p. 153-172

Ksenia Ermoshina, Harry Halpin, Francesca Musiani, 2017, “Can Johnny build a protocol ? Co-ordinating developer and user intentions for privacy-enhanced secure messaging protocols”, Proceedings of 2nd European Workshop on Usable Security, Internet Society.

Valérie Schafer et Benjamin G. Thierry, “From the Minitel to the Internet : The Path to Digital Literacy and Network Culture in France (1980s-1990s)”, in Gerard Goggin et Mark McLelland (eds), The Routledge Companion to Global Internet Histories, New York et Londres, Routledge, 2017, p. 77-89.

Valérie Schafer, “From far away to a click away : the French State and public services in the 1990s”, in Niels Brügger, Ralph Schroeder, The Web as History, Londres, UCL Press, 2017, p. 117-133.

Valérie Schafer, Francesca Musiani, Marguerite Borelli, « Le patrimoine culturel immatériel pour aider à penser le patrimoine nativement numérique », in Marta Severo et Séverine Cachat (dir.), Patrimoine culturel immatériel et numérique, Paris, L’Harmattan, 2017, p. 131-145.

ÉDITION

L’ISCC est partenaire des revues Internet Policy Review, Intellectica, Flux et Politiques de communication.

INTERNET POLICY REVIEW
Vol. 6, Issue 1, 2017, SPECIAL ISSUE Australian internet policy, Alexander von Humboldt Institute for Internet and Society.

FLUX, Cahiers scientifiques internationaux Réseaux et territoires
no 107, 2017/1, Varia.

POLITIQUES DE COMMUNICATION
no 8, mai 2017, Psychanalyse, socioanalyse, Presses universitaires de Grenoble, 190 p.


Lettre d’information
Édition : ISCC, direction de la communication
communicationISCC-at-cnrs.fr

Institut des sciences de la communication, 20 rue Berbier-du-Mets, 75013 Paris
www.iscc.cnrs.fr / @ISCC_info