Cette séance est assurée par Jean-Michel Besnier, professeur émérite en philosophie à l’université Paris-Sorbonne et chercheur associé à l’ISCC.

Vendredi 18 novembre 2016, 10h à 12h

Institut des sciences de la communication
20 rue Berbier-du-Mets, Paris 13e
Métro 7 « Les Gobelins »

→ Inscription auprès de cristina.lindenmeyer@wanadoo.fr

 
Séminaire Le corps augmenté et ses symptômes

Le transhumanisme, le symbolique et la gnose

 
18 novembre 2016, 10h à 12h, ISCC

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Résumé

Les technosciences qui inspirent le transhumanisme entreprennent de supprimer l’altérité sous ses diverses formes : la mal et la finitude, le vieillissement et la mort, la reproduction sexuée et le temps... Appliquées à l’humain, elles évacuent la dimension symbolique de l’existence, par exemple en réduisant la maladie et la mort à de simples pannes qu’on doit pouvoir réparer. Cette élimination du symbolique équivaut à une évacuation de la castration dont on ne s’étonne pas qu’elle mobilise l’activité technique. Il s’agit d’assurer une non-séparation et d’instaurer le règne d’une immédiateté pouvant se traduire dans le triomphe des automatismes et de la « pensée intégrale ». De là à considérer le transhumanisme comme l’avatar d’un paganisme dont la Gnose a pu porter le message dans les premiers siècles de la chrétienté, c’est ce que l’exposé s’aventurera à suggérer.