La première séance est prévue le 20 octobre 2016 à Clermont-Ferrand.

Renseignements auprès de Eric.dacheux@univb-bpclermont.fr et Florine.garlot@live.fr.

 

Présentation du séminaire

 

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1. Définir le partage des savoirs ?

Il ne s’agit pas d’imposer mais de proposer une définition liminaire soumise à la critique des participants : le partage des savoirs comme « la mise en commun pour construire une connaissance commune ».

Le partage des savoirs ne se réduit ni à l’exploitation d’un savoir autochtone par des chercheurs occidentaux (ce que l’on rencontre parfois en pharmacologie), ni à un échange entre spécialistes professionnels et spécialistes amateurs (ce que l’on croise souvent en astronomie ou en biodiversité), ni à un domaine singulier de la communication scientifique (le partage des savoirs peut se faire sans intervention de chercheurs, comme le montrent quotidiennement les réseaux réciproques d’échanges de savoir).

L’un des enjeux du séminaire sera justement de voir, si, à partir de postures différentes, il est possible ou non de s’entendre sur la définition de ce qu’est ou n’est pas le partage des savoirs.

2. Comprendre les enjeux démocratiques du partage des savoirs

L’Union Européenne s’est donné pour objectif la construction d’une société des savoirs performante, durable et inclusive. Ce qui est en jeu c’est, pour le vieux continent, l’émergence d’une société post-industrielle alors que les règles du jeu économique ont profondément évolué. « La division verticale du travail, le caractère presque universel de la loi des rendements décroissants, la séparation de la force de travail de la personne du travailleur, le paradigme de la valeur comme transformation et dépense d’énergie musculaire, la rareté et l’usure des biens et services, la divisibilité des facteurs, la loi de l’entropie généralisée et de l’usure des biens par leur usage, le caractère subalterne ou marginal des externalités en particulier les exigences de les solder à un niveau systémique écologique, tous ces traits qui façonnaient l’horizon de l’économie politique classique et néoclassique se retrouvent aujourd’hui remis en cause » (Moulier-Boutang Y., 2000, p. 2).

Dans cette perspective, se saisir de la question du partage des savoirs revient à réfléchir à la place de ce partage dans la construction d’une société de la connaissance. C’est également une manière de contribuer à l’élaboration d’une culture scientifique au service de l’intérêt général.

Une société de la connaissance qui se construirait sans les citoyens a toutes les chances de devenir non démocratique.

3. Pourquoi ce séminaire ? Les objectifs

Un objectif pragmatique
- Ouvrir les dialogues entre acteurs de l’éducation populaire et de l’éducation à la citoyenneté mondiale, artistes, journalistes et chercheurs issus de différentes disciplines (SHS/sciences de la nature).
- Confronter les manières de voir, les manières de faire : que chacun fasse son miel des pratiques des autres pour mieux renforcer ses propres méthodes.
Un objectif scientifique
- Se confronter à d’autres manières de faire pour mieux comprendre le partage des savoirs entre chercheurs et, plus généralement, entre les acteurs précédemment cités.
- Mieux cerner les difficultés du partage de connaissances entre chercheurs appartenant à des cultures disciplinaires différentes, entre acteurs de métiers différents, entre acteurs et citoyens.
Un objectif éditorial
- Construire un savoir commun sur le partage des savoir. Autrement dit, le but est d’arriver à aboutir à la production d’un document collectif (ouvrage, plaquette, texte en ligne, etc.)

4. Comment ? La méthode

- Six séances de travail, une par mois, seront organisées d’octobre 2016 à avril 2017. Chaque séance sera organisée autour d’un acteur ou d’une expérience différente.
- Témoignages d’expériences (réussies et ratées) puis débat et discussion.
- Il ne s’agit pas de rechercher à tout prix le consensus (un savoir unique sur la production de savoir), mais de construire les désaccords.
- Ces séances sont ouvertes aux enseignants-chercheurs, aux étudiants et au grand public.