L’Institut des sciences de la communication organise ce colloque international avec le concours du Centre d’études comparées en communication politique et publique (Ceccopop) et le soutien du Conseil départemental du Val-de-Marne.

17-18 juin 2016

Institut des sciences de la communication
20 rue Berbier-du-Mets, Paris 13e
Métro 7 « Les Gobelins »

Inscription obligatoire à ceccopop@gmail.com

Responsable scientifique
→ Philippe J. Maarek, professeur à l’Université Paris-Est (UPEC), membre de l’ISCC.

Co-responsable
→ Arnaud Mercier, professeur à l’Université Paris 2 Panthéon-Assas, membre du Carism.

 
Colloque

Réseaux sociaux et acteurs politiques : quelle communication politique aujourd’hui ?

 
17-18 juin 2016, ISCC

English français

Accueil > Recherche > Rencontres scientifiques

 

Programme

Les titres sont dans la langue parlée par l’orateur, les présentations seront dans l’autre langue. Titles are in the language spoken by the speaker, powerpoints will be in the other language.

Vendredi 17 juin 2016

9h à 9h30 – Accueil des participants
9h30 à 9h45 – Ouverture du colloque

Pascal Griset, Université Paris Sorbonne, Directeur de l’ISCC (sous réserve)
Philippe J. Maarek, Université Paris-Est (UPEC), ISCC, Centre d’études comparées en communication politique et publique (Ceccopop)
Arnaud Mercier, Université Paris 2 Panthéon-Assas, Centre d’analyse et de recherche interdisciplinaire sur les médias (Carism)

9h45 à 10h30 – Atelier introductif

Réseaux socionumériques et personnalisation de la communication politique : un couple infernal ? Social Netwoks and Personalization of Political Communication : an infernal couple ?, Philippe J. Maarek, Université Paris-Est (UPEC), ISCC, France

Ce que les réseaux socionumériques font à la politique What Social Networks draw for Politics, Arnaud Mercier, Université Paris 2 Panthéon-Assas, Carism, France

10h45 à 12h30 – Atelier 1. Usages électoraux des réseaux socionumériques. Electoral Applications of Social Network

Président/Chair : María-José Canel, Université Complutense de Madrid, Espagne
Discutant/Discussant : Arnaud Mercier, Université Paris 2 Panthéon-Assas, Carism, France

Autonomie ou discipline ? Candidats et partis en campagne sur Twitter en Espagne, Florence Nocca et Nicolas Sauger, Sciences Po Paris, France

Usages de Twitter lors des élections Européennes de 2014 : des candidats 2.0 vulnérables ?, Cécile Dolbeau-Bandin, IUT de Caen, Centre d’étude et de recherche sur les risques et les vulnérabilités (Cerrev), France, Béatrice Donzelle, Université de Saint-Quentin-en-Yvelines, Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (CHCSC), France

Une rhétorique de la participation : la web campagne pour les élections européennes 2014 dans la circonscription Grand Est, Béatrice Donzelle, Université de Saint-Quentin-en-Yvelines, CHCSC, France

ICTs and Democracy : Costa Rican municipal elections. Towards a party social networking typology, Roberto Cruz Romero, University of Costa Rica, PROSIC, Costa Rica

MP’S and electoral campaigns 2.0 in Europe. Is the future coming ?, Rossana Sampugnaro and Francesca Montemagno, Università di Catania, Italie

14h à 16h – Atelier 2. Gouvernance, acteurs institutionnels et réseaux socionumériques. Governance, Institutional Actors and Social Networks

Président/Chair : Anaïs Théviot, Sciences Po Bordeaux, Centre Émile Durkheim, France
Discutant/Discussant : Rossana Sampugnaro, Universita di Catania, Italie

La communication politique des présidents africains à travers les réseaux socionumériques, Jean-Chrétien Ekambo, Université du Congo-Kinshasa, Congo-Kinshasa

Social networks and government organisations : a study of online communications in Germany and Great Britain, Kim Murphy, Jan Niklas Kocks and Juliana Raupp, Institute for Media and Communication Studies, FU Berlin, Allemagne

What confers legitimacy to public policies ? Comparing the traditional/new media logic of the legitimacy judgment, Maria-Jose Canel, Université Complutense de Madrid, Espagne, Carmen Robles, Espagne, Rocío Zamora, Université de Murcia, Espagne

Des deux côtés de l’écran : analyse des usages des réseaux sociaux « Facebook » et « Twitter » dans le champ politique. Le cas des députés européens, Sandrine Roginsky, Université Catholique de Louvain, Belgique

16h45 à 18h – Atelier 3. Nouvelles techniques, nouveaux enjeux de communication politique. New Techniques, New Stakes, for Political Communication

Président/Chair : Jean-Chrétien Ekambo, Université du Congo-Kinshasa, Congo-Kinshasa
Discutant/Discussant : Kim Murphy, Institute for Media and Communication Studies, FU Berlin, Allemagne

De la vidéo enrichie au live interactif sur les réseaux sociaux : quelle transformation digitale de la communication politique ? , Perle Bagot, HUB Institute, Paris, France

De la Coopol à Twitter : des réseaux sociaux encadrés par les partis politiques français ?
Anaïs Theviot, Sciences Po Bordeaux, Centre Émile Durkheim, France, Éric Treille, Sciences Po Rennes - Université de Rennes 1, France

Bridges blogs : sources alternatives et régulières pour les correspondants étrangers en Chine, Jiangeng Sun, Centre de recherches sur l’action politique en Europe (Crape), CNRS-Université de Rennes 1, France.

Building international support for the radical left on Twitter : the case of SYRIZA in Greece, Nikos Smyrnaios, Université Paul Sabatier - Toulouse 3, Lerass, France

Samedi 18 juin 2016

10h à 11h30 – Atelier 4. Reconfiguration des rapports politiques et réseaux socionumériques. Social Networks and New Setups of Political Relationships

Président/Chair : Philippe J. Maarek, Université Paris-Est (UPEC), ISCC, France
Discutant/Discussant : Éric Treille, Centre de recherches sur l’action politique en Europe (Crape), Rennes, France

Challenging official propaganda ? Public opinion leaders on Sina Weibo, Joyce Nip, University of Sydney, Australie, King-wa Fu, University of Hong Kong, Hong Kong

Political communication strategy on social media : Appropriation of insults in relation to the Ukrainian conflict, Natalia Knoblock, Saginaw Valley State University, USA

Aspects numériques des relations entre journalistes et politiques. Le cas des journalistes belges qui « passent » en politique, Lara van Dievoet, ORM, Université Catholique de Louvain, Belgique

Les réseaux sociaux numériques et la politique permanente : tisser la toile ou capturer dans la toile ? L’exemple italien de Cinque Stelle, Valentina Tirloni, Université Nice Sophia Antipolis, I3M, France

11h45 à 13h – Atelier 5. Bilan et discussion générale entre les intervenants (atelier fermé au public). Roundtable among panelists (not open to the public)

Présidents/Chairs : Philippe J. Maarek, Université Paris-Est (UPEC), ISCC, Ceccopop, France et Arnaud Mercier, Université Paris 2 Panthéon-Assas, Carism, France

Argumentaire

L’intégration progressive par les élus, les dirigeants politiques et les partis des réseaux socionumériques à leurs répertoires d’action politique oblige les chercheurs à revisiter les questions traditionnelles de la communication politique. L’appropriation par le monde politique des technologies numériques et la reconfiguration des habitudes et des comportements politiques à l’ère d’Internet, ont donné naissance à de nouvelles recherches et renouvelé les questionnements, avec l’idée de cerner les contours d’une « démocratie électronique » éventuelle ou potentielle.

Le colloque s’interrogera en particulier sur l’usage spécifique fait des réseaux socionumériques comme Twitter, Facebook, etc, par les forces politiques constituées (partis, gouvernants, élus...), l’enjeu global étant de comprendre ce qui change avec ces dispositifs dits du « Web 2.0 ». Ne sont-ils adoptés par les professionnels de la politique que comme un outil supplémentaire dans la gamme de tout ce qui fonde l’Internet politique, ou fait-on face à une nouvelle transformation de la communication politique, en raison des spécificités d’usage de ces nouveaux dispositifs et de leur succès de masse, notamment auprès des plus jeunes ?

On sait déjà que ces outils sont de puissants vecteurs de mobilisation sociale et politique, transformant les logiques de « collective actions » en « connective actions » selon le distinguo fort utile proposé par Lance Bennett. Or comment le personnel et les institutions politiques parviennent-ils à réagir, si ce n’est à s’approprier, ces nouveaux vecteurs, qui, pour la première fois, ne les positionnent plus en émetteurs uniques de la communication politique dans l’espace public ? Cela a été manifeste un peu partout dans le monde, de Occupy Wall Street à Los Indignados, en passant par les jeunes chinois de Hong Kong, ou les Iraniens en 2009 et les Tunisiens ou Égyptiens deux ans plus tard. Une sorte de nouvel écosystème militant s’est mis en place, associant bloggeurs, citoyens, aspirations à plus de démocratie, lors de manifestations de rue que les réseaux socionumériques et la téléphonie mobile ont souvent aidé à coordonner et à mobiliser et face auquel le personnel et les institutions politiques ont été obligés de réagir, pour ne pas être dépassés.

Assiste-t-on en conséquence à des changements dans la manière de faire la politique et de communiquer de la part du personnel et des institutions politiques ? Ces dispositifs sociotechniques sont-ils déjà pleinement intégrés, digérés, par ces acteurs, ou seulement en voie d’intégration ? Toutes leurs potentialités qui expliquent leur succès massif, sont-elles exploitées par le personnel politique, ou ceux-ci privilégient-ils certains aspects seulement ? Quelle est la place de ces réseaux dans la communication du personnel politique ? Dans quelle mesure ces réseaux sont-ils maintenant intégrés au répertoire des campagnes électorales ? Comment la gouvernance politique s’accommode-t-elle de cette évolution ? Les institutions politiques locales parviennent-elles à s’approprier ces réseaux qui favorisent souvent la proximité ? Quelles transformations l’usage de ces réseaux fait-il subir au travail parlementaire ?

Un des nombreux enjeux que ce colloque entend aborder est de savoir si la mythologie participative et collaborative associée aux dispositifs sociotechniques offerts par ces réseaux se traduit dans les faits : les professionnels de la politique empruntent-ils ou non ces outils ? Si oui, en font-ils un usage incorporant leurs potentialités ou ne l’intègrent-ils qu’à minima, comme un support communicationnel complémentaire, sans aucune intention collaborative avec les citoyens ? De même, la possibilité d’interpellation directe des citoyens vis-à-vis du personnel politique s’exerce-t-elle fréquemment ? Modifie-t-elle la nature de la relation nouée par les électeurs, les citoyens, les sympathisants, avec leurs candidats, leurs élus, leurs militants ?

Au niveau électoral, l’intégration de ces outils au répertoire d’action est à la fois manifeste et en même temps semble incomplète. Des candidats n’ont toujours pas de comptes sur les réseaux sociaux, ou alors ne s’en servent que très peu ou très mal. L’amateurisme semble parfois régner en maître. Est-ce parce que l’usage est encore mal établi ? Est-ce l’outil en soi qui induit ce défaut de maîtrise ? À moins que le problème ne provienne de la difficulté à articuler techniques habituelles de campagne avec ces outils ?

Les mêmes questions se posent du côté des institutions politiques, et notamment des gouvernements et des institutions territoriales. Les réseaux socionumériques peuvent-ils ou sont-ils déjà devenus un outil supplémentaire dans leur panoplie ? Sont-ils intégrés dans les dispositifs de communication publique à l’égal des autres moyens ? L’appropriation de ces dispositifs est-elle l’occasion de transformations sensibles dans la manière de s’exprimer pour ces institution ou les élus qui les dirigent ?

Tout ou partie de ces grandes questions centrales trouveront à se décliner lors de ce colloque sous forme de questionnements multiples. L’Institut des sciences de la communication se propose, avec le concours du Centre d’études comparées en communication politique et publique, d’analyser ce phénomène important de l’évolution de la communication politique actuelle et de ses utilisations lors du colloque de communication politique comparée qui réunira chercheurs et professionnels les 17 et 18 juin 2016.

Conseil scientifique

Les membres du conseil scientifique seront invités à effectuer une évaluation en « double aveugle » des propositions de participation.

Paul Baines, Cranfield University, Royaume-Uni
Donatella Campus, Università di Bologna, Italie
Maria-José Canel, Universidad Complutense Madrid, Espagne
Alexandre Coutant, UQAM, Montréal, Canada
Ann Crigler, University of Southern California, USA
David Deacon, University of Loughborough, Royaume-Uni
Alex Frame, Université de Bourgogne, Dijon, France
Christina Holtz-Bacha, Friedrich-Alexander-Universität Erlangen-Nürnberg, Germany
Darren Lilleker, Bournemouth University, RoyaumeUni
Philippe J. Maarek, Université Paris-Est (UPEC), ISCC, France
Éric Maigret, Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle, France
Anna Matušková, Charles University, Rép. Tchèque
Arnaud Mercier, Université Paris 2, France
Ralph Negrine, Sheffield University, Royaume-Uni
Lars Nord, Midwestern University, Suède
Nicolas Pélissier, Université de Nice-Sophia-Antipolis, France
Jordi Rodriguez Virgili, University of Navarra in Pamplona, Espagne
Brigitte Sebbah, Université Paris-Est (UPEC), France
Jesper Strömbäck, Mid Sweden University, Suède.
Claes de Vreese, University of Amsterdam, Pays-Bas
Dominic Wring, University of Loughborough, Royaume-Uni
Dannagal Young, Delaware University, USA

Comité d’organisation de la conférence

Philippe J. Maarek (ISCC et Ceccopop) et Christophe Potier-Thomas (ISCC), assistés de Marie-Laure Bonnet (ISCC).