Avec Gianenrico Bernasconi, directeur de recherche à l’Institut d’histoire de l’Université de Neuchâtel, autour de l’ouvrage Objets portatifs au Siècle des Lumières.

Jeudi 5 novembre 2015, 17h à 19h

Institut des sciences de la communication
20 rue Berbier-du-Mets, Paris 13e
Métro 7 « Les Gobelins »

 
Séminaire Histoire des sciences, histoire de l’innovation

Objets portatifs au Siècle des Lumières

 
5 novembre 2015, 17h à 19h, ISCC

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Résumé

L’objet portatif est un objet dont les formes matérielles en rendent aisé le portage. Grâce à l’usage de charnières et de systèmes de démontage, son volume peut être contracté. Il est fabriqué en outre avec des matériaux légers qui en facilitent le transport. Malgré la présence de cet objet dans les canons classiques de la littérature technique des théâtres des machines à la littérature du XVIIIe siècle, ou dans la liste des inventions de plusieurs mécaniciens du XVIe au XIXe siècle, la portabilité n’est pas un savoir „réduit en art“. Il n’existe aucune prescription au sujet de la conception et de la construction d’objets portatifs.

Cette communication va présenter les approches méthodologiques et les résultats d’une recherche qui s’est confrontée avec la difficulté de saisir les savoirs inhérents à la portabilité, en puisant aux archives des métiers et de l’invention et en réservant une attention particulière à l’objet saisi comme document matériel.

Inspiré du concept de « culture visuelle » élaboré par les historiens de l’art Michael Baxandall et Svetlana Alpers, le concept de « cultures techniques » de la portabilité permet de croiser des savoirs, des savoir-faire et des pratiques hétérogènes à travers lesquels composer un réseau de compétences techniques, scientifiques, productives et commerciales qualifiant la portabilité comme forme technique.

Au centre de cette approche il y a l’objet portatif qui par sa matérialité relie ces compétences et rend visible l’intrication entre consommation et mobilité.