Crédits image : Damas Froissart, autorisation spéciale.

Avec Aline Waltzing, doctorante à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), France.

Le séminaire de recherche est ouvert à tout public. L’inscription auprès de Christine Barats est souhaitable.

Jeudi 21 janvier 2016, 10h à 12h

Institut des sciences de la communication
20 rue Berbier-du-Mets, Paris 13e
Métro 7 ou bus 27, 47, 83, 91, « Les Gobelins »

 
Séminaire Questionner l’évaluation dans l’ESR

Les fabriques institutionnelles de l’évaluation dans l’Europe des années 1980. L’enseignement supérieur et la recherche en France, aux Pays Bas, en Allemagne

 
21 janvier 2016, 10h à 12h, ISCC

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Résumé

Une histoire de l’évaluation institutionnelle de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) s’observe dès le début des années 1980 par les mises en place d’agences et de systèmes nationaux d’évaluation. Dans un tel cadre, l’évaluation ne peut être conçue comme convergente d’après une généalogie linéaire. Nous étudierons l’histoire de ce qui a été appelé « évaluation » de l’ESR à partir d’espaces institutionnels et nationaux variés conçus comme des espaces de définition, et donc de construction, de l’évaluation. Les cas d’études abordés datant de la moitié des années 1980 sont le Comité national d’évaluation (CNÉ) français, un protocole d’évaluation néerlandais développé conjointement par trois institutions, ainsi qu’une série d’évaluations effectuées par le Wissenschaftsrat allemand. Les archives de ces institutions donnent des images assez différentes de ce qu’elles concevaient comme leurs origines, leurs activités, leurs objectifs, leurs rôles et leurs raisons d’être. Ces définitions de l’évaluation, les différentes institutions impliquées et les technologies sociales et discursives qu’elles utilisent permettront de dresser un tableau, par touches, de ce qui a participé d’une construction de l’évaluation comme évidence.