Avec Davide Borrelli, professeur associé, université du Salento (Italie).

Le séminaire de recherche est ouvert à tout public. L’inscription auprès de Christine Barats est souhaitable.

Jeudi 1er octobre 2015, 10h à 12h

Institut des sciences de la communication
20 rue Berbier-du-Mets, Paris 13e
Métro 7 ou bus 27, 47, 83, 91, « Les Gobelins »

 
Séminaire Questionner l’évaluation dans l’ESR

Le roi est nu. L’évaluation évaluée : le cas italien

 
1er octobre 2015, 10h à 12h, ISCC

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Résumé

Cette intervention s’attache à reconstruire les conditions culturelles et politiques qui ont mené à la création de l’Agence nationale pour l’évaluation de l’université et de la recherche (ANVUR) en Italie, ainsi qu’à analyser les conséquences des pratiques d’évaluation sur le système universitaire, les pratiques de la recherche et les identités des chercheurs eux-mêmes. Nous verrons l’ANVUR comme une véritable expression de l’esprit du temps qui ne se limite pas à une institution purement administrative mais renvoie à un projet culturel et politique de réduction des possibles et de la multiplicité. Ce dispositif d’évaluation de la recherche représente ce que Michel Foucault a appelé « aléthurgie », c’est-à-dire un rituel de manifestation de vérité, au service des pratiques gouvernementales de la « nouvelle raison du monde » contemporaine, selon l’expression de Pierre Dardot et Christian Laval, qui s’appuie moins sur des procédures délibératives que sur des instances de contrôle technocratiques. Nous analyserons les contradictions intrinsèques de cette aléthurgie et en dénoncerons la nature non seulement idéologique mais aussi dysfonctionnelle.