Cette séance accueille Loïc Vadelorge, professeur d’histoire contemporaine, directeur du laboratoire Analyse comparée des pouvoirs (EA 3350), Université de Paris-Est Marne la Vallée.

Jeudi 26 mars 2015, 17h à 19h

Institut des sciences de la communication
20 rue Berbier-du-Mets, Paris 13e
Métro 7 « Les Gobelins »

 
Séminaire Histoire des sciences, histoire de l’innovation

L’éclatement de l’Université de Paris en 1970 : état des lieux de la recherche historique

 
26 mars 2015, 17h à 19h, ISCC

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Résumé

La reconfiguration institutionnelle de l’Université de Paris est réalisée par le décret Guichard du 21 mars 1970 qui crée treize universités autonomes, désignées par un simple numéro en chiffre romain, accolé à la formule « université de Paris- ». Cette transformation constitue une rupture majeure, non seulement pour l’enseignement supérieur dans l’Académie de Paris mais aussi pour l’ensemble du système universitaire français. Elle a été globalement interprétée par la recherche historique en termes de réponse à la massification de l’enseignement supérieur (processus de création/extension de l’offre) ou de réponse à la crise de Mai 1968 (processus de démantèlement/dispersion de la demande). La tenue, en janvier 2014 d’un colloque interdisciplinaire visant à mettre en perspective l’histoire de l’éclatement de l’Université de Paris permet d’affiner cette grille de lecture pour révéler les jeux d’acteurs et les principes de rationalité qui s’affrontent en courte et moyenne durée autour du consensus de l’inadéquation de l’offre universitaire en région parisienne.

Une première piste d’investigation consiste à restituer les temporalités du sujet, en rappelant que le décret Guichard clôt (provisoirement) une problématique de desserrement qui a cheminé depuis la fin du xixe siècle selon des logiques facultaires avec une phase d’accélération nette à partir du milieu des années 1950.

Une seconde piste d’exploration consiste à interroger les logiques multiples et contradictoires qui président, entre 1968 et 1975 à la mise en place d’un nouveau système universitaire francilien, qui pose autant de problèmes qu’il n’en résout.

Une troisième piste consiste à interroger la rationalité de la division du travail, recherchée implicitement par le ministère de l’Éducation nationale et les aménageurs de la région Île-de-France mais contestée à la base par les universitaires eux-mêmes jusqu’à nos jours.


Bibliographie indicative

Myriam Baron, Loïc Vadelorge, « Les universités parisiennes dans la tourmente des regroupements », Métropolitiques, 25 février 2015, en ligne.