Crédits photo : Abalg, « Capitules d’Arnica des montagnes cueillis et en vrac, prêts à être séchés », 2008, œuvre sous licence CC BY-SA 4.0, disponible sur Wikipédia.

Vendredi 13 mars 2015, 10h30 à 12h30

Institut des sciences de la communication
20 rue Berbier-du-Mets, Paris 13e
Métro « Les Gobelins »

 
Séminaire Gouverner le vivant

La cueillette commerciale de plantes sauvages en France face à la normalisation

 
13 mars 2015, 10h30 à 12h30, ISCC

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Résumé

Les discours autour de la valeur économique de la biodiversité et des promesses d’innovations liées aux ingrédients naturels en relation avec la Convention sur la diversité biologique étaient perçus comme s’appliquant essentiellement aux ressources des pays tropicaux. L’application du Protocole de Nagoya dans le contexte européen a permis de dévoiler aux institutions publiques chargées des questions environnementales et agricoles que la flore sauvage métropolitaine représentait un intérêt économique. Ainsi les activités de cueillette commerciale de plantes aromatiques et médicinales, jusqu’alors peu visibles et peu encadrées par le droit suscitent un intérêt nouveau et font l’objet de tentatives de régulation. Les cueilleurs professionnels, dont le métier n’est pas officiellement reconnu voient les conditions d’exercice de leur activité rapidement évoluer.

Cette séance aura pour objet de rendre compte des conflits de représentations et d’objectifs qui s’opèrent aujourd’hui autour de la question de la nature et de sa conservation en relation avec la cueillette commerciale de plantes aromatiques et médicinales en France.

Intervenantes

- Claire Julliand, doctorante, Institut de géographie et de durabilité, faculté des Géosciences et de l’environnement, Université de Lausanne
- Raphaële Garreta [1], chargée de mission à l’ethnologie au Conservatoire botanique national de Midi-Pyrénées

Discutantes

- Florence Pinton, professeure, UFR Sociologies, AgroParisTech
- Valérie Boisvert, professeure, Institut de géographie et de durabilité, faculté des Géosciences et de l’environnement, Université de Lausanne


[1Raphaële Garetta, 2006, Des simples à l’essentiel. De l’herboristerie à l’aromathérapie, pratiques et représentations des plantes médicinales, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, coll. « Les Anthropologiques », 368 p.