Clément Mabi, doctorant à l’université de technologie de Compiègne, soutient sa thèse de doctorat en sciences de l’information et de la communication intitulée « Le débat CNDP et ses publics à l’épreuve du numérique. Entre espoirs d’inclusion et contournement de la critique sociale ».

Vendredi 28 novembre 2014, 14h

Institut des sciences de la communication
20 rue Berbier-du-Mets, Paris 13e
Métro 7 « Les Gobelins »

Mél. : Clement.mabi-at-utc.fr

 

Soutenance de thèse « Le débat CNDP et ses publics à l’épreuve du numérique. Entre espoirs d’inclusion et contournement de la critique sociale »

 
28 novembre 2014, 14h, ISCC

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Jury

  • Loïc Blondiaux, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (président du jury)
  • Serge Bouchardon, professeur à l’université de technologie de Compiègne (co-directeur de thèse)
  • Francis Chateauraynaud, directeur d’études à l’EHESS (examinateur)
  • Virginie Julliard, maître de conférences à l’université de technologie de Compiègne (examinatrice)
  • Joëlle Le Marec, professeure à l’université Paris Diderot (rapporteure)
  • Laurence Monnoyer-Smith, professeure, vice-présidente de la CNDP (directrice de thèse)
  • Jacques Walter, professeur à l’université de Lorraine (rapporteur)

Résumé

L’objectif de cette thèse est d’étudier les débats publics tels qu’organisés par la Commission nationale du débat public (CNDP), et plus particulièrement les usages du numérique pour venir « équiper » les dispositifs participatifs mis en place. Le travail mené en sciences de l’information et de la communication (SIC) interroge le rôle de la configuration des dispositifs de médiation dans la constitution des publics. Il s’agit d’observer comment les choix techniques effectués pour organiser la discussion contribuent à la sélection des publics, dans la mesure où ils leur permettent plus ou moins d’exprimer le lien qui les relie à l’objet du débat. Nous parlerons de leur « concernement » pour qualifier ce lien.

Pour mener à bien notre enquête, nous avons mis en place une méthodologie originale de comparaison des espaces « en ligne » et « hors ligne », mobilisée sur trois études de cas : le débat Ivry Paris-XIII sur la rénovation d’un incinérateur de déchets ménagers, celui sur le projet de Parc éolien en mer des Deux Côtes et enfin celui sur le projet CIGEO, le centre d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure.

L’enjeu de la thèse est de montrer qu’en fonction des situations, la méthodologie du débat public est plus ou moins mise à l’épreuve par l’objet débattu. Les usages du numérique diffèrent également : s’il est parfois porteur d’espoirs d’inclusion de nouveaux publics dans le débat, il peut également être utilisé pour contourner l’expression de la critique sociale. Dans ces derniers cas, nous montrerons comment une forme de « gouvernementalité numérique » contribue à mettre à distance les critiques les plus radicales pour que le débat puisse se tenir, malgré tout.

Mots-clés : débat public CNDP, dispositifs participatifs, publics, numérique, médiation, inclusion, concernement, gouvernementalité.