Cette séance, qui accueille Kira Matus et Laura Maxim, se déroulera en anglais.

Lundi 3 novembre 2014, 17h à 19h

Institut des sciences de la communication
20 rue Berbier-du-Mets, Paris 13e
Métro 7 « Les Gobelins »

Inscription à leseminaire-at-iscc.cnrs.fr

 
Séminaire de l’ISCC

Innovation and Access to Technologies for Sustainable Development

 
3 novembre 2014, 17h à 19h, ISCC

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This presentation will introduce a conceptual framework of the innovation process to explore how existing institutional arrangements, particularly those involving transnational actors, can be strengthened to improve the impact of innovation on sustainable development between and across generations. Innovation processes have become increasingly transnational in nature, with the intensified cross-border movement of knowledge and ideas, capital, goods, services, and people that characterizes globalization. Consequently, it is necessary to develop a better understanding of this emergent “global innovation system” in order to diagnose its weaknesses and identify ways to strengthen it. This presentation draws on a study across five sectors with potentially critical roles in enhancing sustainable development (food, water, energy, health, and manufacturing), including reviews of the literature and eighteen new case studies, in order to explore innovations that support sustainable development through the lens of a scalable and generalizable model of an innovation system. The model relates seven stages of the innovation process : the invention of a technology, how it is selected, produced, initially adopted, put into widespread use, adapted, and eventually retired. The model is used to analyze the common barriers that can impede progress in each stage, according to key socio-technical characteristics. Finally, it describes a set of mechanisms that have been used to overcome such barriers with a focus on the key functions that can be performed by transnational actors and institutions.

Kira Matus est Assistant Professor en politique publique et management à la London School of Economics (LSE). Elle a obtenu son doctorat en politiques publiques à l’Université d’Harvard en 2009. Elle a effectué son doctorat de 2007 à 2009 au sein du Sustainability Science Program du Centre pour le développement international d’Harvard, période pendant laquelle elle été titulaire de la bourse Science to Achieve Results (Star) de l’Agence pour la protection de l’environnement américaine (EPA). Elle est également diplômée d’un master en technologie et d’une licence en chimie de l’Université de Brown. Avant de rejoindre la LSE, elle était analyste politique au Centre pour la chimie et l’ingénierie vertes de Yale. Sa recherche porte sur l’application des technologies innovantes pour le développement durable. Ceci comprend l’exploration des potentialités de la chimie verte en tant que « saut technologique » aux Éats-Unis, en Inde et en Chine. Elle travaille également sur la régulation volontaire, en particulier le rôle des normes et standards dans le développement des technologies vertes.

Discutante : Laura Maxim est chargée de recherche à l’Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC). De formation interdisciplinaire (études universitaires d’écologie et thèse en économie écologique), sa recherche porte à présent sur l’analyse du statut de la chimie dans les sociétés d’Europe occidentale. Plus particulièrement, elle étudie la production et la communication des connaissances scientifiques relatives aux risques chimiques, dans leur contexte social, économique et politique. Elle s’intéresse notamment aux connaissances produites dans les processus réglementaires (le règlement européen REACH et la réglementation concernant la mise sur le marché des pesticides) et dans les processus d’innovation en chimie durable. Dans ses derniers travaux, elle se focalise sur une catégorie particulière de substances, celle des perturbateurs endocriniens.