Avec Christine Barats, maître de conférences à l’université Paris Descartes, chercheuse au Céditec de l’université Paris-Est Créteil.

Jeudi 3 avril 2014, 9h30 à 11h30

Institut des sciences de la communication
20 rue Berbier-du-Mets, Paris 13e
Métro 7 ou bus 27, 47, 83, 91, « Les Gobelins »

 
Questionner l’évaluation dans l’ESR

Généalogie de la co-construction médiatique du "classement de Shanghai" en France. Corpus de presse et entretiens compréhensifs

 
Jeudi 3 avril 2014, 9h30 à 11h30, ISCC

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Résumé

Elaboré en 2003 par l’université Jiao Tong de Shanghai, le classement mondial des universités, dit « classement de Shanghai », est publié chaque année sous la forme d’une liste de 500 universités. À partir d’un corpus de presse, nous avons étudié l’émergence et la diffusion de ce classement en France, ainsi que ses usages socio-discursifs. Dans un contexte de médiatisation croissante de classements et de palmarès, la presse française a ainsi contribué à le co-construire comme un événement annuel, au sens étymologique de ce qui advient, et comme référence archétypale à la notion de palmarès dans le champ académique. La médiatisation du « classement de Shanghai » a participé à l’inscription de la notion de classement à l’ordre du jour du champ académique. Ce classement a fonctionné dans les discours comme un référent social avec la stabilisation de la formule « classement de Shanghai ». Il a porté une logique de « name and shame », en montrant du doigt les universités françaises qui apparaissaient comme ne tenant pas leur rang.