Avec la participation de Jean-Christophe Paré, danseur et chorégraphe.

Mercredi 5 décembre 2012, 10h à 12h

Institut des sciences de la communication
20 rue Berbier-du-Mets, paris 13e
Métro 7, « Les Gobelins »

 

Processus d’écriture chorégraphique

 
Mercredi 5 décembre 2012, 10h à 12h, ISCC

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Résumé

Jean-Christophe Paré aborde quelques-uns des processus d’écriture chorégraphique dans le domaine de la danse de représentation théâtrale actuelle. Comment parvient-on à la production d’un geste, d’un phrasé, d’une composition au sein d’un collectif réunissant un chorégraphe et des danseurs interprètes qui partagent, échangent et communiquent ? Là se posent les questions des malentendus, de l’altérité, de la saisie des « accidents » nécessaires à la mise en présence d’un corps qui dit par le geste.

Notice biographique

C’est en 1975, à presque 18 ans, que Jean-Christophe Paré intègre le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Il suit également à cette période l’enseignement de Serge, Solange Golovine et Raymond Franchetti. En septembre 1976, J.-C. Paré est engagé, sur audition, au sein du ballet de l’Opéra national de Paris. L’interprétation des ballets du répertoire, avec lesquels il fait ses premières armes en tant que soliste (la Chaconne d’Orphée de Balanchine ; le Spectre de la Rose de M. Fokine ; Tybalt dans Roméo et Juliette de Y. Grigorovitch...) se double de la découverte d’autres œuvres plus ancrées dans la modernité (Auréole de P.Taylor ; Density 21,5 ou Slow, Heavy and Blue de C. Carlson…)

En 1981, au sein du Groupe de recherche chorégraphique de l’Opéra de Paris (GRCOP) dirigé par Jacques Garnier, J.-C. Paré vit de façon exceptionnelle la double aventure de la rencontre avec la danse contemporaine et de l’éclosion de ce qui sera nommé plus tard la « jeune danse française ». Il s’essaie également à la composition chorégraphique et, à la fin des années 80, aguerri à la pratique des répertoires classique et contemporain (G. Balanchine ; M. Béjart ; V. Bourmeister ; M. Cunningham ; L. Massine ; B. Nijinska ; R. Noureev ; R. Petit ; T. Tharp…) ainsi qu’au travail de création auprès de chorégraphes au sommet de leur art (L. Childs ; A. Degroat ; D. Dunn ; J. Garnier ; D. Gordon ; S. Linke ; R. Wilson…) et de jeunes traçant les premiers sillons de leur œuvre (K. Armitage ; D. Bagouet ; R. Chopinot ; M. Clark ; Ph. Découflé ; K. Saporta ; F. Verret…) J.-C. Paré se décide à poursuivre, en tant qu’artiste indépendant, une route qu’il souhaite plus diversifiée encore en expériences.

De 1990 à 2000, le quotidien de J.-C. Paré est celui d’un artiste polyvalent : danseur interprète, il approfondit les échanges avec certains artistes tels que A. Degroat, D. Larrieu ou encore F. Verret, mais aussi chorégraphe, enseignant, formateur pour le diplôme d’État de professeur de danse. À la croisée de son expérience artistique et du champ de l’éducation, il intervient régulièrement à Chartres, à l’invitation de Marcelle Bonjour, lors du festival « Danse au Cœur » ainsi que dans le cadre des formations nationales organisées pour le BAC Danse. La diversité de ses projets l’entraîne parfois dans des domaines étrangers à la danse, notamment en milieu hospitalier psychiatrique (ateliers autour de l’image du corps), ou dans le cadre du service pénitencier d’intérêt public.

Ces années de plongée plus intense dans la modernité sont aussi celles de découvertes ou retrouvailles avec des formes plus patrimoniales : la danse renaissance, les travaux pédagogiques d’Arthur St-Léon (1830), l’approfondissement de la pratique de la danse baroque. Un éventail de danses qu’il partage durant plusieurs années avec les danseurs étoiles Jean Guizerix et Wilfride Piollet, lors de soirées TRIO. À cette époque, il reçoit également l’enseignement de W. Piollet qui, en relation avec Odile Rouquet (spécialiste en analyse fonctionnelle du corps dans le mouvement dansé) expérimente une nouvelle approche du geste expressif et technique en danse classique. Il commence alors un travail de relecture de son propre enseignement afin de mieux accompagner les danseurs dans leur quête d’un geste plus juste, relié et habité du questionnement artistique.

Fin 2000, J.-C. Paré accepte la proposition de la Direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles (DMDTS) du Ministère de la Culture et de la Communication d’intégrer le service de l’inspection et de l’évaluation. Dès 2003, en accord avec sa direction, il concentre davantage son travail sur le suivi, l’observation et l’évaluation des enseignements artistiques. Ces missions dans le domaine pédagogique, le conduisent tout naturellement à postuler pour l’École nationale supérieure de danse de Marseille, dont il prend la direction des études en février 2007.

Depuis janvier 2012, J.-C. Paré reprend les chemins de la polyvalence : chargé de mission pour la DRAC Île-de-France, intervenant à Sciences Po dans le cadre des ateliers artistiques, ou pour le Master « Exerce » du CCN de Montpellier – M. Monnier ou encore lors de journées « Regards croisés » autour des projets artistiques à l’école avec l’ADDA du Tarn et l’Inspection académique du Tarn. Lors de la création de « No Focus » pour l’évènement « Fantastic » à Lille, il retrouve dernièrement François Verret pour une 6e collaboration artistique.