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Ce séminaire d’étude, organisé dans le cadre des projets exploratoires du CNRS en sciences de la communication, est coordonné par Mélanie Dulong de Rosnay (ISCC), Hervé Le Crosnier (Université de Caen et ISCC) et Francesca Cominelli (Centre d’économie de la Sorbonne). C’est une réalisation du projet CNC.
Le séminaire est gratuit, mais uniquement sur inscription préalable en raison du faible nombre de places disponibles. Pour demander une inscription, envoyez un message à seminaire.cnc@zerlo.fr contenant une courte présentation (trois à cinq lignes pour le tour de table) et si possible quelques lignes sur votre motivation à participer à ce travail collectif de réflexion.
Ce séminaire Communs de la nature et des connaissances vise à regrouper une cinquantaine de personnes pour approfondir les relations (recouvrement et différences) entre les notions de communs de la nature et ceux des connaissances. L’objectif du séminaire est de présenter des travaux en cours, et de les soumettre à la discussion collective en croisant les approches et les communautés des communs informationnels et naturels. Les travaux de ce séminaire devraient donner lieu à la parution d’un ouvrage qui permette de tracer des perspectives nouvelles sur cette question. Un tel ouvrage souhaite engager dans la rédaction autant les intervenants que les autres participants (ce ne sera pas un « acte de conférences », mais bien un travail collectif d’élaboration).
Les questions de la rivalité et de l’excluabilité sont différentes pour les deux types de communs, et le tableau traditionnel permettant de positionner chaque type de bien économique selon ces critères reste d’actualité. Mais nous souhaitons aller plus loin en posant une autre dimension, qui échappe à ces critères économiques définissant les ressources : les biens communs peuvent-ils devenir globaux ? Et dans ce cas, quelles sont les communautés concernées et quelles sont les nouvelles formes de leur gouvernance ?
Cette grille du local et global nous semble devoir être ajoutée aux approches traditionnelles. Notamment en ce qu’elle rapproche l’étude des communs des questions politiques plus traditionnelles et des jeux d’acteurs qui vont au-delà des questions de gouvernance de communautés investies autour d’un commun ouvert en partage. En effet, les communs globaux naturels, soit parce qu’ils sont restés sans revendication de propriété avant notre époque (le vivant, la biomasse, les mers...) ou ne devraient pas appartenir ou passer sous le contrôle d’entités privées (l’eau, la mer, l’Antarctique...) sont l’enjeu d’affrontements croisés, entre les sociétés civiles, les opérateurs privés (notamment les transnationales) et les structures publiques, mais également entre les États eux-mêmes. De leur côté, les communs de la connaissance servent de carburant à de nouveaux secteurs économiques (les grands acteurs de l’internet et de l’édition, les biotechnologies...) sans que les communautés du savoir (universitaires ou issues des sociétés civiles) ne puissent trouver le temps d’évaluer les conséquences, ou mesurer le poids des promesses face aux réalités et aux inégalités d’accès et d’usage qui sont alors masquées sous une rhétorique généreuse (« don’t do evil »).
Nous souhaitons que ce séminaire soit l’occasion de présenter des approches des communs qui ne soient pas uniquement focalisées sur l’économie, mais prennent en compte des pratiques sociales et culturelles qui poussent et motivent les communautés concernées à agir pour tel ou tel type de communs. Notamment de peser les relations entre le devoir de partager et la volonté de le faire, qui distinguent un espace de la nécessité et un autre de la coopération altruiste, et toutes les variations entre les deux comportements.
Il s’agit donc dans ce séminaire d’évaluer collectivement ces questions à partir d’expériences portant sur l’analyse tantôt de communs de la nature, tantôt de communs de la connaissance.
Le principe que nous proposons pour chaque séquence/thème consiste en une présentation d’une vingtaine de minutes par un(e) intervenant(e) :
Les débats seront enregistrés. C’est à l’issue de cet ensemble présentation/discussion/débat que sera rédigé un chapitre du livre. Nous allons mettre en place les outils coopératifs pour y parvenir.
Cette structure impose que l’intervenant(e) puisse au moins présenter le schéma (un plan et un résumé détaillé) de son intervention à l’avance (également pour pouvoir traduire – français et anglais –), afin de permettre aux participants étrangers de suivre les présentations qui se feront en français ou en anglais, selon la langue préférée de l’intervenant).
9h15 – Accueil des participants autour d’un café
9h30 – Présentation du Séminaire, cadrage de la méthodologie, tour de table des participant(e)s
9h45 – Communs fonciers et communs immatériels : état des lieux
10h30 – Économie collaborative : quelle contribution aux communs ?
11h15 – Pause
11h30 – Négocier l’eau comme un bien commun
12h15 – Les nouveaux communs. Cartographie des pratiques
13h à 14h30 – Repas sur place
14h30 – La ville, lieu de négociation et de gestion de communs
15h30 – La science : commun global et enclosure par la technoscience
16h30 – Pause
17h – Culture et partage, de l’expérience du logiciel aux proposition de réforme du droit d’auteur
18h – Comment les paysans considèrent les échanges des communs de la nature, notamment les semences
19h – Présentation de la suite à donner (livre, forme de co-construction...)
date pub 8 novembre 2012, date maj 5 décembre 2012