Auvergne

 

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Thèmes des travaux

Trois thèmes ont été retenus par le comité d’animation du pôle :
- la communication comme point aveugle du métier de chercheur et d’enseignant chercheur ;
- les problèmes de communication interdisciplinaire comme révélateur des épistémologies implicites ;
- le partage des savoirs.

Méthode de travail actuelle du pôle : un séminaire

Ce pôle prend, pour l’instant, la forme d’un séminaire intitulé « Épistémologie comparée de la communication scientifique ». C’est un séminaire pluridisciplinaire mêlant des intervenants en sciences fondamentales, sciences du vivant et en sciences sociales, visant à mettre au jour les différences et les ressemblances dans la conception théorique de la communication scientifique dans les différents champs de la pensée scientifique. Ce cycle de séminaire a lieu depuis décembre 2009 alternativement à la Maison des Sciences de l’Homme (MSH), sur le campus des Cézeaux et dans divers lieux de la ville permettant une « science de plein air » (le café lecture Les Augustes, par exemple).

Hypothèses

Le séminaire repose sur trois hypothèses :
- Au-delà de l’injonction institutionnelle, la communication scientifique à destination du grand public ne repose pas sur un paradigme reconnu, même si des travaux en philosophie de la connaissance (Besnier, 1996), en sociologie de la science (Latour, 1989), ou des écrits de scientifiques connus pour leurs talents de vulgarisateurs (Thuan, 2011), rendent possible la construction d’un tel paradigme.
- En l’absence d’un paradigme reconnu, les chercheurs développant une communication scientifique s’appuient largement sur un implicite, une doxa (Bourdieu, 1984), qui diffère fortement entre les sciences humaines et sociales, les sciences du vivant et les sciences fondamentales.
- En confrontant les acteurs, il est possible d’expliciter l’implicite et de mettre au jour les points de convergence et de divergence entre la communication scientifique des sciences humaines et sociales, des sciences du vivant et des sciences fondamentales.

Principes de travail

Ce socle d’hypothèses nous a conduit à proposer deux grands principes :
- Mettre l’accent sur la « communication conflictuelle » plutôt que sur le « transfert d’informations ». C’est dans la discussion scientifique, dans la confrontation de points de vue que ce construit petit à petit un paradigme. En organisant une confrontation de points de vue sur la communication scientifique, on peut donc espérer en construire les bases paradigmatiques.
- Se concentrer sur études de cas « micro-épistémologiques », sur des sujets bien documentés mais d’intérêt public « secondaire », c’est-à-dire relativement épargnés par des conflits socio-politico-économiques, afin de permettre une analyse plus sereine des conflits proprement épistémologiques. En limitant la controverse à des discussions scientifiques qui n’ont pas pénétré l’espace médiatique, il nous semble donc possible de relever les implicites épistémologiques que révèlent le débat contradictoire sans tomber dans une foire d’empoigne affective ou idéologique qui n’épargne pas les chercheurs aux prises avec des enjeux sociaux (OGM, nucléaire, etc.)

Méthodes de travail

Ces deux principes méthodologique se sont concrétisés par la formulation d’une méthode que nous nous sommes efforcés de suivre. Cette méthode, qui a donné son architecture au séminaire, peut se résumer par les éléments suivants :
- Débat contradictoire. Il s’agit de proposer des intervenants (généralement deux) d’horizons différents ayant des points de vue éloignés de manière à susciter un débat avec la salle. Dans la plupart des cas, la séance dure deux heures, la première heure étant consacré à la présentation du séminaire et aux interventions des conférenciers, la seconde aux échanges.
- Convivialité. Chaque séance se termine par un pot de l’amitié de manière à installer un climat convivial favorisant la poursuite des discussions de manière plus informelle et à faciliter ainsi le recrutement de nouveaux membres pour l’équipe organisatrice.
- Ouverture vers tous les publics. Si ce séminaire permet à des chercheurs de s’interroger sur leur métier en dehors de tout enjeu académique, il est aussi ouvert aux doctorants, aux étudiants, aux journalistes, aux responsables associatifs et à toutes les personnes désireuses de participer (pas d’inscription préalable, diffusion systématique d’un communiqué de presses aux médias locaux).
- Alternance. Chaque séance est organisé par un membre différent de l’équipe d’animation du pôle qui assure la logistique de l’organisation. Elle se dérouler alternativement dans un centre de SHS situé au centre ville de Clermont-Ferrand, et dans un centre de SDV ou de SF, situé au campus des Cézeaux, à Aubière, banlieue contiguë de Clermont-Ferrand.
- Évènement. Pour susciter l’intérêt d’une communauté auvergnate où n’existait aucune tradition de recherche en communication, nous avons cherché à invité des chercheurs extérieurs ayant un renom dépassant leur discipline d’origine (Dominique Wolton, par exemple).
- Traçabilité. Pour garder une trace de ce séminaire et nourrir les débats, nous avons décidé, qu’à chaque séminaire, au moins un membre de l’équipe organisatrice ferait un compte rendu subjectif de la séance, tandis que l’animateur de la séance encouragerait les personnes dans la salle à faire de même. Ces comptes rendus subjectifs sont mis en ligne sur un site internet spécifique.

Membres du comité d’animation du pôle Auvergne

Pierre Bonton, président d’Astu’Sciences
Éric Dacheux, sciences de la communication
Christophe Duroure, météréologie
Alex Esbelin, mathématiques
Philippe Lachaume, biologie
Julien Longhi, linguistique
Mulnet Didier, sciences de l’éducation
Sébastien Rouquette, sciences de la communication
François Vazeille, physique

Contacts et renseignements

Éric Dacheux
Alex Esbelin
Florine Garlot