Séminaire de l’ISCC

Colin Schmidt, Laurent Vannini

 
Mardi 3 avril 2012, 12h30 à 14h30

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Ordre du jour

  • Tour de table sur l’actualité scientifique et politique
  • Colin SCHMIDT
    « La notion d’homme augmenté »

Colin SchmidtColin Schmidt est diplômé de l’École Polytechnique, de l’Université de Manchester, de l’Université de Grenoble et docteur de l’Université de Paris 3 Sorbonne Nouvelle. Penseur interdisciplinaire, il construit des passerelles conceptuelles entre l’intelligence artificielle, la philosophie, la robotique, et la communication modélisée. Actuellement maître de conférences à l’Ensam-ParisTech (recherche), une vision à long terme du dialogue technologie-société guide ses recherches, ayant de plus en plus tendance à explorer le transhumanisme. L’effet d’annonce dans ce domaine est-il fort, identifiable, sincère ? Mérite-t-il notre attention ? L’engouement récent pour la notion de l’homme augmenté y est pertinent. C’est le changement programmé de la dimension cognitive de l’homo communicans qui prend place dans l’interrogation de Colin Schmidt. Depuis l’an 2000, il est membre du comité de rédaction de la revue A.I. & Society, Journal of Knowledge, Culture and Communication chez Springer.

  • Laurent VANNINI
    « Net.lang. Réussir le cyberespace multilingue »

Laurent VanniniLaurent Vannini, après avoir été activiste de la diversité linguistique dans le réseau Babels, journaliste, puis consultant pour le secteur des télécommunications, a décidé de reprendre des études en « Arts et Langages » à l’EHESS. Ses travaux portent actuellement sur « la disparition de l’animal et de l’oubli ». En marge de son activité éditoriale liée aux TIC, il a traduit le livre Aux sources de l’utopie numérique : de la contre-culture à la cyberculture, Steward Brand, un homme d’influence de Fred Turner (C&F éditions, 2012).

Le développement du cyberespace est à la fois un risque et une chance pour les langues. Menace, car les langues les plus outillées et celles parlées dans des États dominants s’imposent face aux autres et trouvent appui dans la technicité même de ce réseau ; chance, car, par sa facilité d’accès et son universalité, le cyberespace permet de donner la parole à ceux qui ne l’avaient pas grâce aux autres outils d’enregistrement et de diffusion du savoir, et d’assurer ainsi le sauvetage et la revitalisation des langues minoritaires. Pour couvrir un état des lieux des usages des langues dans le cyberespace et aider les décideurs à élaborer des politiques d’aménagement linguistique qui tiennent compte du cyberespace, l’Unesco, l’Union latine, La Francophonie, et le Réseau africain pour la localisation ont demandé au Réseau Maaya pour la diversité linguistique de produire un ouvrage collectif qui soit à la fois ouvrage de référence et outil de décision. Laurent Vannini, qui a assuré la coordination de cet ouvrage a présenté la dynamique de sa réalisation et les principaux résultats sur la présence des langues dans le cyberespace.

Informations pratiques

Mardi 3 avril 2012, 12h30 à 14h30

Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC)
20 rue Berbier-du-Mets, Paris 13e
Métro 7, Les Gobelins

Accès sur inscription