Ce débat-conférence est organisé autour de la revue Hermès, no 49 et no 56, Traduction et mondialisation (vol. 1 et 2).

Lundi 7 mars 2011, 17h30 à 19h

Institut des sciences de la communication
20 rue Berbier-du-Mets, Paris 13e
Métro 7 « Les Gobelins »

 

« Peut-on encore sauver l’anglais ? »

 
7 mars 2011, 17h30 à 19h, ISCC

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Présentation

La fascination exercée par l’anglais est aujourd’hui « incontournable » et semble devoir tout balayer sur son passage, y compris l’esprit critique le plus élémentaire. Mais il faut savoir que prôner le tout-à-l’anglais, même en toute bonne foi, c’est en réalité avoir une modernité de retard, sinon plusieurs.

La preuve ? La très sérieuse British Academy elle-même s’en fait l’écho dans un récent rapport très alarmiste (2009) : les chercheurs britanniques commencent à être distancés par leurs homologues plurilingues à l’étranger, ce qui, à terme, met en péril la compétitivité du pays tout entier. La conclusion s’impose : l’anglais seul ne suffit plus.

L’émergence d’un nouveau modèle, plurilingue, dans le domaine de l’information et de la communication comme ailleurs n’est pas sans soulever de nombreuses questions : comment faire face à une telle « rebabélisation » du monde ? Et comment éviter que l’anglais - qu’il s’agit d’urgence de défendre - soit la première victime collatérale de son propre succès, c’est-à-dire du « globish » ? En un mot, comment communiquer et dans quelle(s) langue(s) ?

Une telle problématique est devenue centrale, et pas seulement pour les spécialistes : c’est désormais l’affaire de tous.

Intervenants

Barbara Cassin, philosophe, Université Paris-Sorbonne, directrice de recherche au CNRS
Astrid Guillaume, germaniste, Université Paris-Sorbonne, vice-présidente de l’Observatoire européen du plurilinguisme
Michèle Leclerc-Olive, sociologue, École des hautes études en sciences sociales, CNRS
Daniel Prado, directeur de la Direction terminologie et industries de la langue, Union latine

Discutants

Michaël Oustinoff, angliciste et traductologue, Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, chercheur associé à l’Institut des sciences de la communication du CNRS
Joanna Nowicki, professeur de communication, Université de Cergy-Pontoise